Les Ivoiriens sont appelés aux urnes le 25 octobre prochains. La vie politique de ce pays de l’Afrique de l’Ouest est dominée par des figures comme Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro, Simone Ehivet Gbagbo et Pascal Affi N’Guessan.
Le Directeur de la communication du Bloc libéral fait le portrait de ces acteurs.
1 – Alassane Ouattara, l’indispensable président

À écouter ADO, sur les millions d’Ivoiriens, il n’y aurait que lui capable de garantir la paix, le développement et la sécurité du pays. A part lui, il n’y a personne d’autre!
S’il vous plaît, rappelez à Alassane que même Jésus-Christ et le prophète Mahomet ont quitté ce monde malgré le pouvoir spirituel que Dieu leur a donné. Nul n’est indispensable.
2 – Laurent Gbagbo, l’éternel politique

Gbagbo est viscéralement attaché à la politique, porté par ses convictions profondes et ses partisans fidèles. Pour lui, la retraite n’est pas à l’ordre du jour . Il l’a d’ailleurs dit : « Je ferai la politique jusqu’à ma mort. »Mais l’homme semble aujourd’hui plus prisonnier de la nostalgie que conscient des réalités actuelles. il.faut dire à Gbagbo que si son esprit est encore fort , le corps est en train de lui lâcher. C’est la loi de la nature. rien n’est éternel. tout laisse.
3 – Tidjane Thiam, le prétentieux

le Neveu de Nana -Boigny, Tidjane Thiam pense que son brillant parcours international devrait suffire à lui ouvrir toutes les portes du pouvoir.
À ses yeux, tout devrait s’aligner pour lui notamment le tapis rouge et obéissance automatique.
si l’idéal voudrait qu’on ait les hommes les plus brillants à la tête des Etats. Il n’en demeure pas moins qu’en politique, les diplômes, les grandes écoles ou les CV prestigieux ne garantissent rien.
Demandez à Thiam de méditer sur les cas de Chaban-Delmas, Hillary Clinton, Édouard Balladur ou Alain Juppé : des intellectuels aguerris qui n’ont jamais accédé à la magistrature suprême. Le pouvoir, ça ne s’offre pas, ça s’arrache.
4 – Guillaume Soro, le caméléon

le natif de Ferkessédougou, l’enfant du Poro est un homme difficile à cerner. Versatile, adaptable, il change de posture au gré des circonstances et de ses intérêts.
Guillaume Soro incarne le caméléon politique par excellence : Gandhi le jour, Machiavel la nuit.
Il se dit homme de gauche mais n’hésite jamais à pactiser avec la droite quand cela l’arrange.
il faut dire à Soro que , oui, les dribbles sont utiles en politique… mais la constance aussi est une vertu nécessaire.
5 – Charles Blé Goudé, l’apprenti sorcier
Depuis sa sortie de La Haye, Blé Goudé se présente comme un prophète de la paix et de la réconciliation. Il prêche la nouvelle Côte d’Ivoire comme l’évangile.
Mais il pense que les gens ont oublié ses discours provocateurs voire incendiaires d’antan, son rôle actif dans les années 2000-2010. pire , Il dit que Gbagbo est son père politique, mais son positionnement actuel sert plutôt les intérêts d’ADO.Pour mieux comprendre son comportement, il faut lire L’apprenti sorcier de l’auteur allemand Goethe. Et dites-lui que, pour avancer durablement en politique, il faut assumer son passé.
6 – Simone Ehivet Gbagbo, Zena la guerrière ou la revenante
Simone a certes bénéficié de l’aura de son mari, mais elle a aussi bâti sa propre stature politique : une self-made woman forgée dans l’endurance, le courage et la fidélité aux convictions.Emprisonnée en 2011, humiliée, abandonnée… elle revient aujourd’hui, à l’image d’une guerrière ressuscitée.
Beaucoup la disaient morte politiquement, surtout après son divorce avec le “Woody de Mama”. Mais la voilà en campagne, en quête de rédemption.
Meetings, alliances, tournées : elle veut redorer son blason terni.
Toutefois, elle ne file pas le même coton que ses anciens compagnons de gauche.
Dites à Simone qu’on va vite seul, mais loin ensemble.
7 – Pascal Affi N’Guessan, la coquille vide, le général sans troupes

Présent sur la scène politique, Affi N’Guessan dirige un FPI vidé de son contenu.
Il possède les statuts et l’agrément du FPI … mais Gbagbo est parti avec les militants, au PPA-CI.
Le cas Affi rappelle bien l’histoire de Mamadou Badiko (UFD) et Bah Oury (UFDG) en Guinée.
Affi multiplie les prises de parole et les discours teintés d’idées et positions socialistes, mais son poids électoral reste insignifiant. il ne peut pas influencer les résultats des présidentielles le 25 octobre.
il faut dire à Affi N’guessan que ce ne sont pas les discours qui font les leaders… ce sont les militants !
NB :Si vous souhaitez qu’on dresse aussi le portrait des politiciens guinéens, mentionnez-les !
Mais seulement si vous me garantissez que je ne vais pas disparaître après ça hein… LOL
Analyste et consultant politique | Directeur de la communication du Bloc Libéral
