La police sénégalaise a arrêté 14 suspects appartenant à un réseau criminel prétendument dirigé par un citoyen français qui exploitait sexuellement des enfants dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Le cerveau présumé du réseau, le Français Pierre Robert, a été arrêté en France en avril dernier, a indiqué la police dans un communiqué dimanche. Selon la police, le réseau était actif depuis 2017.
Les 14 individus, tous de nationalité sénégalaise, sont accusés notamment de « viol sur mineur, proxénétisme, actes contre nature et transmission délibérée du VIH », a indiqué la police dans un communiqué dimanche. Le groupe aurait contraint des garçons à avoir des rapports sexuels non protégés, souvent avec des hommes séropositifs, et les aurait filmés.
Quatre des suspects sont accusés d’avoir agi comme « formateurs sexuels » et auraient admis avoir commis les abus en échange de transferts d’argent de la part de Robert, selon la police.
On ignorait dans l’immédiat combien d’enfants avaient été victimes de ce groupe.
Les arrestations, à la suite d’une enquête conjointe menée par les autorités sénégalaises et françaises, ont été effectuées lors de raids coordonnés aux domiciles des suspects à Dakar et à Kaolack, à environ 200 kilomètres (124 miles) au sud-est de la capitale.
Le Sénégal dispose de lois strictes contre les abus sexuels sur enfants, avec des peines de prison allant de cinq à dix ans pour les infractions impliquant des enfants de moins de 16 ans. Cependant, le manque de ressources policières, le manque de personnel et les lacunes dans le suivi judiciaire ont entravé l’application des lois sur la protection de l’enfance, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport de 2018.
