La tension était vive, ce mercredi 25 février, à la Bourse du Travail, siège de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG).
Un sit-in organisé par le camp de Salifou Camara, un des secrétaire généraux de la
Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE) a empêché la tenue d’un congrès électif partiel qui visait à le remplacer à la tête de cette structure.
Selon les initiateurs du mouvement, cette rencontre projetée devait permettre de désigner Alpha Gassimou Barry, actuel secrétaire général par intérim, à la tête de la fédération. Une initiative jugée « illégitime » par le camp de Salifou Camara, dont le mandat est toujours en cours.
Face à ses partisans mobilisés, le leader syndical a salué leur engagement, estimant que la démarche de ses adversaires ne repose sur aucun fondement statutaire. Il a dénoncé un « simulacre de congrès » ne figurant pas dans les textes régissant la fédération, et assuré que la FSPE ne saurait être « manipulée » au gré d’intérêts internes.
Même son de cloche du côté d’Alpha Moussa Keïta, vice-président du bureau de coordination, qui a appelé au strict respect des statuts. Tout en affirmant que le mouvement n’avait pas vocation à dégénérer, il a plaidé pour un règlement interne des différends, rejetant la convocation d’un congrès extraordinaire qu’il qualifie d’improvisé.
La mobilisation a toutefois donné lieu à de vives tensions aux abords du siège de la CNTG. Les forces de l’ordre sont intervenues pour contenir la situation avant de disperser les différents protagonistes rassemblés sur les lieux.
Cet épisode met en lumière les profondes dissensions qui traversent actuellement la FSPE, sur fond de bataille de leadership et d’interprétation des textes statutaires.
