Le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG Arc-en-ciel), fait partie de la quarantaine de formations politiques dont les activités ont été suspendues à la suite d’un arrêté du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.
Cette mesure retire à ces partis l’autorisation d’exercer en tant qu’entités politiques sur le territoire national.
Au lendemain de l’annonce officielle, un responsable du RPG Arc-en-ciel affirme avoir appris la nouvelle avec surprise, estimant se trouver encore dans le délai qui leur avait été accordé pour se conformer aux exigences administratives des autorités.
Mohamed Lamine Kamissoko, membre du Bureau politique national du parti, indique toutefois que cette décision s’inscrit dans un contexte politique déjà tendu entre son parti et les autorités de la transition.
Selon lui, un premier courrier avait été adressé aux partis politiques leur fixant un délai expirant le 24 mai prochain pour régulariser leur situation administrative. « Contre toute attente, nous apprenons aujourd’hui cette décision. Nous ne comprenons pas ce changement soudain. Les autorités seules peuvent en expliquer les raisons », a-t-il déclaré.
Le responsable politique annonce par ailleurs que le parti entend analyser les motivations de cette mesure avant de se prononcer sur les démarches à entreprendre. « Nous allons examiner la situation afin de comprendre les mobiles de cette décision et déterminer la conduite à tenir », a-t-il ajouté.
Mohamed Lamine Kamissoko estime néanmoins que cette décision pourrait être liée au statut d’ancien parti au pouvoir du RPG Arc-en-ciel. Selon lui, certains acteurs politiques redouteraient la participation de la formation à la recomposition du paysage politique national.
« Certains pensent que le renouvellement de la classe politique peut se faire par décision administrative ou par la contrainte. Nous ne partageons pas cette approche », a-t-il soutenu.
