Après le drame survenu dans la nuit du jeudi 7 mai 2026, au cours duquel Amadou Foula Sow, âgé d’une trentaine d’années, a perdu la vie à Lariya, district relevant de la commune rurale de Tountouroun, les présumés auteurs de ce crime ont été présentés à la presse ce lundi 11 mai 2026.

Cette présentation s’est déroulée dans les locaux du commissariat central de police de Kouroula, en présence des journalistes locaux. Au total, six (6) personnes sont accusées dans cette affaire.
Aïssatou Djouldé Barry, commissaire principale de police et commissaire centrale de police de Labé, est revenue sur le déroulement des faits : « C’est suite à l’assassinat survenu dans la sous-préfecture de Tountouroun, précisément dans le district de Lariya, concernant monsieur Amadou Foula Sow, âgé de 34 ans, marié et père de six enfants, que les forces de sécurité du commissariat central de police, appuyées par la Brigade spéciale d’intervention de la police et la Brigade anticriminalité, ont procédé à l’interpellation de ces individus dangereux, impliqués dans des cas de vol et d’attaques à main armée dans la préfecture de Labé. C’est grâce au soutien de la population de Labé que cette interpellation a pu être effectuée. Nous avons déjà informé le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Labé. Nous avons arrêté six individus avec une voiture, trois motos, trois PMAK, un fusil calibre 12 et un couteau. Ces présumés bandits ont été auditionnés et sont actuellement en garde à vue. Dans les prochaines heures, ils seront déférés devant le parquet. »

Dans la foulée, Boubacar Diallo, l’un des présumés bandits, a reconnu les faits :
« Je suis là pour une affaire d’armes. Le jeudi dernier, nous étions prêts à procéder à un vol. Ce jour-là, nous avons rencontré la victime à Lariya. Celui qui pilotait notre moto a barré le passage à la victime. Il est descendu et s’est dirigé vers nous. Malheureusement, le jeune avec qui nous étions a tiré sur lui. Lorsque nous avons quitté les lieux, j’ai retiré une arme PMAK qui a accidentellement blessé l’un de nos compagnons au pied. Une arme provient de Pita et la seconde, je l’ai achetée à Labé. Une autre arme a été retirée de force des mains d’un policier à Tchalakoun. Nous agissons avec certains complices basés à Pita. Lorsqu’il y a un gros montant en jeu, nous sollicitons leur appui. Pour mon arrestation, quelqu’un m’a appelé pour l’achat d’une moto. Je lui ai dit que je n’avais pas d’argent, mais il a insisté pour que je vienne. Malheureusement, il était avec les agents de sécurité qui ont ensuite procédé à mon interpellation, » a t-il expliqué.

À rappeler que ces présumés bandits ont également reconnu plusieurs séries d’attaques à main armée, notamment celle enregistrée à Tounny, où un vendeur de bétail avait été visé, ainsi que l’attaque récente contre le propriétaire d’une boutique à Missidè Hindè, dans le quartier Tata 2.
