Le feuilleton judiciaire du directeur général du Centre Jean-Paul II a pris fin ce mercredi 1er juillet 2026. La chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières, CRIEF, a rendu son verdict.
Soriba Soumah a été reconnu coupable d’enrichissement illicite, de corruption d’agents publics, ainsi que de faux et usage de faux en écritures publiques. Le tribunal l’a condamné à 5 ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 50 millions de francs guinéens.
Son co-prévenu, Souleymane Traoré, a lui aussi été déclaré coupable. Les juges l’ont retenu pour détournement de deniers publics et enrichissement illicite. Il écope de 2 ans de prison, dont 16 mois avec sursis, et d’une amende de 20 millions de francs guinéens.
Sur le volet civil, la Cour a déclaré recevable la constitution de partie civile de l’État guinéen. Conséquence : les deux condamnés devront verser solidairement 8 milliards 486 millions de francs guinéens et 3 milliards 570 millions 567 mille francs guinéens à l’État.
Soriba Soumah écope en plus d’une condamnation personnelle le paiement de 4 milliards 913 millions 500 mille francs guinéens. Les deux hommes sont également condamnés solidairement à verser 1 milliard de francs guinéens à l’État, au titre de l’ensemble des préjudices subis.
La CRIEF a ordonné la confiscation de plusieurs biens appartenant à Soriba Soumah. Il s’agit notamment d’une parcelle située à Kenèndé, dans la préfecture de Dubréka, d’un véhicule de marque Mazda, et d’autres biens identifiés à son nom. La gestion de ces biens confisqués a été confiée à l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués, AGRASC.
Pour boucler le dossier, la juridiction a ordonné la publication intégrale du jugement au Journal officiel, aux frais des condamnés, et a prononcé l’exécution provisoire de la décision.
