La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a examiné, ce jeudi 23 juillet, le dossier de l’ancien ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané, condamné en première instance en décembre 2024 à cinq ans d’emprisonnement.
Dans ses réquisitions, le ministère public a sollicité une peine de 10 ans de réclusion, une amende de 50 milliards de francs guinéens ainsi que la confiscation de ses biens mobiliers et immobiliers.
Le parquet estime que les infractions de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux sont suffisamment établies. Il soutient notamment que le patrimoine de l’ancien ministre est sans commune mesure avec ses revenus déclarés et relève des irrégularités dans un marché d’acquisition de véhicules militaires attribué à Djoma Group SA.
La partie civile a demandé la confirmation de la confiscation des biens immobiliers attribués à Dr Mohamed Diané, à son épouse et à leurs enfants, tout en sollicitant l’exclusion du domaine agricole de Baladou, présenté comme appartenant à la société Diaouné et Frères.
Pour rappel, le jugement du 18 décembre 2024 avait condamné Dr Mohamed Diané à cinq ans d’emprisonnement, cinq milliards de francs guinéens d’amende, à la confiscation d’une partie de son patrimoine et au paiement de 500 milliards de francs guinéens à l’État à titre de dommages et intérêts.
