Traverser à Bonfi ces derniers temps, relevait du parcours du combattant. Longtemps point noir pour les piétons de Conakry, l’ouvrage aérien de Bonfi Marché est enfin pris en charge.
Après les premières interventions d’urgence, c’est dans la nuit du 23 au 24 septembre 2026, que l’Agence de Gestion des Routes a décidé de passer à l’étape suivante. Celles de déposer l’ancien tablier devenu vétuste et poser un nouveau, plus solide et plus sécurisé.
Pour les habitués des lieux, c’est la fin d’un calvaire quotidien. La nouvelle a été accueillie comme une délivrance.
« C’est un sentiment de satisfaction. Nous remercions les autorités pour cette action, surtout le président de la République. Avant, c’était compliqué et très risqué de traverser cette route. Aujourd’hui, nous remercions Dieu et les autorités pour cette intervention », a exprimé ce citoyen.
Si la joie est là, l’attente est tout aussi grande. Les conducteurs de mototaxis, premiers témoins du trafic à cet endroit, espèrent une livraison express.
« Nous leur demandons d’accélérer les travaux. Il reste encore quelques interventions, mais au vu de ce qui a déjà été réalisé, nous sommes satisfaits », a demandé Mamadou Bhoye Baldé, chef de ligne à Bonfi Marché.
Un autre défi de taille après le chantier c’est comment empêcher que l’ouvrage ne soit dénaturé. À Conakry, le phénomène est connu, les passerelles censées protéger des vies, finissent souvent en comptoirs de vente.
«Nous demandons qu’une fois que la passerelle sera opérationnelle, les femmes ne la transforment plus en marché. Le pont est fait pour permettre aux usagers de passer et non pour y vendre », a déclaré M Baldé.
L’AGEROUTE assure que les travaux de finition vont s’enchaîner sans interruption. L’enjeu est de rendre aux populations, le plus vite possible, une traversée digne et sans danger.
