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Libération de Aliou Bah

Grâce accordée à Aliou Bah: ” Ce n’est jamais trop tard”, réagit Amadou Barry, président de l’UCEG

Dans un décret lu à la télévision nationale dans la nuit du 02 octobre, le Président Mamadi Doumbouya, a gracié 217 détenus. Une décision qui suscite de nombreuses réactions au sein de la classe sociopolitique.

Cette grâce présidentielle, qui intervient à l’occasion de la fête nationale, est présentée comme un geste de pardon, d’unité nationale et de réconciliation. Elle concerne notamment Aliou Bah, leader du Mouvement Démocratique Libéral (MODEL), dont la détention était au cœur des revendications de l’opposition et des organisations de défense des droits humains.

À l’Union Citoyenne pour l’Émergence de la Guinée (UCEG), c’est une satisfaction bien qu’elle (décision) soit tardive. Son président rappelle que son organisation avait déjà interpellé le Chef de l’État sur la question en début d’année.

“D’abord, cette grâce nous réjouit. Parce que le 5 janvier, nous avons organisé déjà une conférence de presse où nous nous sommes adressés au Président de la République pour lui demander de faire une grâce présidentielle pour les détenus politiques et pour les acteurs de la société civile qui sont en prison. Donc si nous voyons cette grâce, nous disons que c’est notre appel déjà qui a été entendu, malgré qu’il est venu un peu tardif, mais on dit que ce n’est jamais trop tard pour bien faire. Donc nous apprécions cette grâce qui favorise non seulement la réconciliation nationale”, a déclaré Amadou Barry.

S’adressant aux bénéficiaires de cette grâce, notamment les responsables du MoDeL, Amadou les invite à saisir la main tendue du Chef de l’État et à continuer à servir le pays par des propositions concrètes.

“Le message que nous avons à leur dire, c’est de remercier le gouvernement, de remercier le Président de la République par rapport à cette action. Nous leur disons aussi de continuer à travailler, à apaiser notre pays, d’accepter la main tendue du Président de la République et de continuer à faire des propositions concrètes qui peuvent toujours améliorer la gouvernance”, dit-il.

Cependant, le président de l’UCEG souligne que cet acte ne doit pas s’arrêter là. Il appelle les autorités à avoir un regard de clémence sur les leaders en exil et les partis politiques.

“C’est un bon acte mais qui doit continuer, ça ne doit pas se limiter à celui-là. Aujourd’hui nous rappelons qu’il y a les leaders du FNDC qui ne sont pas au pays. Nous demandons au gouvernement de rouvrir la porte et de faciliter leur entrée dans le pays.
On ne peut pas diriger un pays seulement avec ceux qui vous disent ‘oui, tout est bon’. La nouvelle Guinée que nous voulons mettre en place, doit faire participer toutes ses filles et fils. Nous demandons aussi de trouver des mécanismes pour que les grandes formations politiques puissent se remettre en règle et que les partis commencent à exercer leurs activités. On ne peut pas construire la Guinée en excluant d’autres Guinéens”, a confié ce samedi 3 octobre Amadou Barry, président l’Union Citoyenne pour l’Émergence de la Guinée (UCEG) à un reporter de guineesouverain.com.

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