Le procès de 16 personnes, dont une femme, poursuivies pour des faits présumés de détention, de consommation et de recel liés à la chicha s’est tenu ce vendredi 16 octobre 2026 au tribunal de première instance de Labé.
À l’issue des débats, le ministère public a requis des peines allant de 3 à 6 mois d’emprisonnement, assorties d’amendes pouvant atteindre cinq millions de francs guinéens. Le verdict est attendu le lundi 19 octobre prochain.
Dans la nuit du 6 au 7 octobre 2026, une opération menée par les services de sécurité avait permis la saisie de produits et d’accessoires liés à la chicha dans plusieurs établissements à usage collectif à Labé. Plusieurs personnes avaient été interpellées au cours de cette opération.
Ce vendredi 16 Octobre, 16 prévenus, dont une femme, ont comparu devant le tribunal de première instance de Labé.
À la barre, les prévenus ont tous rejeté les faits qui leur sont reprochés. Certains ont expliqué avoir été interpellés alors qu’ils se trouvaient, selon eux, au mauvais endroit et au mauvais moment.
Une version que le ministère public ne partage pas. Dans sa réquisition, le procureur a soutenu que les prévenus avaient été interpellés dans des boîtes de nuit et des lounges de chicha, où des appareils et autres produits liés à la consommation de chicha avaient été saisis.
Parmi les prévenus figurent trois gérants d’établissements : Mamadou Adama Diallo, gérant de Wali Lounge, Mamadou Habib Diallo, gérant de la boîte de nuit Albatros, et Albert Haba, gérant de la boîte de nuit Rama Boss.
Le ministère public a demandé au tribunal de les déclarer coupables de faits de contrebande de chicha, poursuivis et punis par le Code des douanes, de consommation de chicha ainsi que d’omission d’afficher l’avis d’interdiction de fumer dans les locaux à usage collectif, infraction prévue par le Code pénal.
Pour la répression, le procureur a requis contre chacun six mois d’emprisonnement ferme et une amende de 5 millions de francs guinéens.
Concernant Mamadou Mafouze Diallo, le ministère public a requis une peine de cinq mois d’emprisonnement ferme et 5 millions de francs guinéens d’amende.
Il est poursuivi pour des faits présumés de détention et de consommation de substances psychotropes, ainsi que pour consommation de chicha dans un local à usage collectif.
Selon le procureur, sept boules de shit auraient été retrouvées en sa possession lors de son interpellation.
Pour les douze autres prévenus, à savoir Aïssatou Diallo, Ousmane Diallo, Mamadou Mountagha Diallo, Amadou Dian Barry, Mamadou Aliou Diawara, Amadou Gadjiko, Mamadou Alpha Diallo, Ibrahima Kalil Barry, Alghassimou Barry, Daouda Baldé, Amadou Dian Barry et Mamadou Tanou Sow, le parquet a demandé au tribunal de les déclarer coupables de faits de recel et de consommation de chicha.
Le procureur a requis contre chacun trois mois d’emprisonnement et une amende de 5 millions de francs guinéens.
Concernant les objets saisis lors de l’opération, le ministère public a également demandé au tribunal d’ordonner leur confiscation et leur destruction aux frais des condamnés.
Après les réquisitions du ministère public et les demandes de clémence formulées par les prévenus, le président du tribunal, Boubacar III Barry, a mis l’affaire en délibéré.
Le verdict est attendu le lundi 19 octobre 2026.
