Les premières épreuves du concours de recrutement des enseignants à la fonction publique ont débuté ce samedi 17 octobre 2026.
La ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Formation professionnelle, Bintou Keïta, accompagnée de son collègue de la Fonction publique, a pris part à la cérémonie de lancement des épreuves à Mamou, dans la ville carrefour.
Pour la première fois, Conakry ne figure pas parmi les centres retenus pour ce concours. La ministre a expliqué les raisons de ce choix, qui vise selon elle à favoriser le recrutement d’enseignants pour les régions de l’intérieur du pays.
« Cet impact, c’est aussi au niveau des régions. Parce que nous avons une problématique : nous recrutons des enseignants qui, après, ne veulent pas rester dans les régions et veulent tous être à Conakry. Donc, le fait d’organiser ce concours de cette manière, avec des candidats mobilisés en masse pour venir, ça ne peut être qu’une bénédiction, de par la volonté du chef de l’État et aussi du chef du gouvernement », s’est-elle réjouie.
Consciente des réalités sur le terrain, la ministre a reconnu que les 6 000 postes prévus pour cette phase de recrutement restent insuffisants au regard des besoins du système éducatif guinéen. Elle a précisé que cette opération constitue une première étape et que d’autres recrutements sont envisagés au cours des prochaines années.
« Nous avons un déficit qui est bien plus grand que les 6 000. Je ne vais pas donner de chiffres parce que je ne veux pas de débats sur les chiffres, parce que je pense que les médias adorent les débats sur les chiffres. Donc, pour ce qui nous concerne, nous savons que les 6 000 sont une première étape, une continuation d’étapes passées, et on va continuer les années subséquentes, c’est-à-dire 2027, 2028, 2029, pour faire en sorte que nous continuions d’avoir un vivier d’enseignants et d’enseignantes qui peuvent nous servir dans les salles de classe, et pour que nous n’ayons aucun enfant dans une salle de classe sans enseignant », a-t-elle déclaré.
