Les négociations entre les travailleurs contractuels de la mairie de Dixinn et l’exécutif communal n’ont abouti à aucun accord. Les sections syndicales CNTG et COSATREG rejettent la proposition de la mairesse de payer deux mois de salaire sur les neuf mois d’arriérés réclamés. Ils maintiennent leur mot d’ordre de grève.
Après deux jours de discussions, les représentants syndicaux ont rendu compte des négociations à la base, ce jeudi 22 octobre 2026. Selon Kalifa Diawara, secrétaire général des travailleurs, l’exécutif communal a proposé le paiement de deux mois de salaire de 2025, avant l’ouverture de nouvelles discussions sur les arriérés.
Une proposition que les travailleurs refusent. Ils exigent que toutes leurs revendications soit examinées au cours des négociations.
« Nous avons fait comprendre à l’autorité exécutive que nous, les sections syndicales qui sommes là, nous ne pouvons pas cautionner ou accepter cette proposition sans rendre compte à la base que vous êtes », a déclaré Kalifa Diawara.
Le responsable syndical affirme également que les travailleurs contestent une décision de la mairesse datée du 27 août 2026, qui les placerait en situation de licenciement. Il demande son annulation, estimant qu’elle n’a pas de fondement juridique.
« L’ensemble des travailleurs de la commune de Dixinn rejettent cette proposition de prendre les deux mois de salaire de 2025 avant d’aller sur la table de négociation », a-t-il précisé.
Au-delà des arriérés de salaire, les syndicalistes évoquent les difficultés rencontrées par les familles des agents communaux. Selon Kalifa Diawara, certains travailleurs peinent à assurer la scolarisation de leurs enfants depuis la rentrée scolaire.
« Nous sommes dans le besoin, mais on a accepté d’être dans le besoin pendant une année. Nous avons travaillé sans salaire, sous la pluie, sous le soleil. Nos enfants ne sont pas partis à l’école. Nos enfants sont à la maison », a-t-il déploré.
Face à cette situation, les sections syndicales appellent les autorités à intervenir pour trouver une issue à la crise. Elles sollicitent notamment l’implication du président de la République, Mamadi Doumbouya, du Premier ministre, de la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation ainsi que de l’Inspection générale du travail.
Les représentants des travailleurs se disent toutefois disposés à reprendre les négociations, à condition que la mairesse annule sa décision du 27 août 2026 et que les sections syndicales de la CNTG et de la COSATREG en soient officiellement informées.
À défaut de cette annulation, les travailleurs maintiennent leur mot d’ordre de grève, prévu pour le lundi, 25 octobre 2026.
