Au moins 64 personnes sont mortes et des dizaines d’autres blessées, ce mercredi 28 octobre dans un accident entre deux trains survenu au sud de Madrid, en Espagne, selon un nouveau bilan des autorités et cité par la télévision publique espagnole TVE.
Selon les premiers éléments, les deux trains sont entrés en collision et deux wagons ont dévalé un talus. Un précèdent bilan des autorités régionales faisait état de 31 morts et de 80 blessés.
Selon un porte-parole des services d’urgence espagnols, cité par l’AFP, la collision a eu lieu à 08h54 (07h54 GMT) entre « deux trains, l’un de (l’opérateur privé) Iryo et l’autre de (la compagnie nationale) Renfe » près de la station d’Urda, dans la région de Castille-La-Manche.

Suite à ce drame, le Premier ministre Pedro Sánchez a annulé tous ses engagements pour la journée, tandis que le Parti socialiste (PSOE), qu’il dirige, a annoncé la suspension de ses activités de campagne jusqu’à jeudi. Le chef du Parti populaire (PP, droite), Alberto Nuñez Feijoo, s’est, lui, déclaré sur X « très préoccupé » face à ce nouvel accident de trains.
Pedro Sánchez, s’est dit « consterné par ce grave accident » sur le réseau social X et le roi Felipe VI a déploré « une terrible tragédie ».
L’Union européenne a dit être prête à apporter « toute son aide » aux autorités espagnoles.
« Nous sommes prêts à apporter toute notre aide aux autorités espagnoles », a déclaré la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho. Elle a estimé qu’il était « trop tôt, bien trop tôt, pour tirer des conclusions » de la catastrophe.
La Fédération espagnole de football a pour sa part annoncé mercredi le report de 24 matches du premier tour de la Coupe du Roi «en signe de respect et de solidarité aux victimes de l’accident ferroviaire».
« En signe de respect et de solidarité avec toutes les victimes du tragique accident ferroviaire survenu mercredi matin dans la province de Tolède, la RFEF a décrété la suspension des 24 matches du premier tour de la Coupe du Roi initialement prévus cet après-midi et ce soir », indique l’instance dans un communiqué.
Cette nouvelle catastrophe intervient dans un contexte marqué par les interrogations sur la sécurité ferroviaire en Espagne. Le pays dispose du deuxième réseau de lignes à grande vitesse le plus étendu au monde, après la Chine, avec environ 4 000 kilomètres de voies dédiées.
Le 18 janvier dernier, une collision entre un train Iryo ayant déraillé et un train Renfe à Adamuz avait déjà fait de nombreuses victimes et relancé le débat sur la maintenance des infrastructures. Le gouvernement avait alors annoncé un investissement de 1,8 milliard d’euros pour renforcer l’entretien du réseau. Le précédent bilan le plus lourd remontait au déraillement de Saint-Jacques-de-Compostelle, en 2013, qui avait coûté la vie à 80 personnes.
