Face à la Cour de répression des infractions économiques et financières, ce vendredi 30 octobre, dans le cadre du procès portant sur un présumé détournement de 78 milliards de francs guinéens à l’Office guinéen de publicité, l’ancien directeur général de cette régie financière, a évoqué le rôle joué par le président du conseil d’administration (PCA) de l’institution, Thierno Mamadou Bah, également conseiller personnel du président de la République.
Dans ses déclarations, l’ancien patron de l’OGP affirme avoir subi des pressions de la part de son supérieur hiérarchique concernant le recrutement de nouveaux agents. Mandian Sidibé soutient que le PCA lui interdisait officiellement de procéder à des recrutements, tout en lui en imposant certains en privé.
« Au moment où le président du CA déclarait publiquement que les recrutements étaient interdits, en privé, il m’en imposait . Il n’était pas le seul, les autres membres en faisaient autant », a-t-il déclaré devant la cour.
Par ces déclarations, Mandian Sidibé met en cause les pratiques de certains responsables de l’organe de gouvernance de l’OGP, qu’il accuse d’être intervenus dans la gestion du personnel de l’institution, malgré les consignes officiellement affichées.
Interrogé également sur sa rémunération et les avantages dont il bénéficiait lorsqu’il dirigeait l’OGP, Mandian Sidibé a dévoilé les montants perçus au titre de ses fonctions.
« Je touchais 95 millions GNF par an, 30 millions comme frais de carburant et 180 millions pour le logement par an. Les 100 millions GNF correspondaient à une prime forfaitaire qui ne m’a été versée qu’une seule fois, en janvier 2022, et que j’ai remboursée », a-t-il expliqué.
