Avec une croissance urbaine rapide et une démographie galopante, la ville de Koubia fait face à un accès difficile aux services sociaux de base, notamment à l’eau potable.
Depuis l’indépendance de la Guinée, cette préfecture relevant de la région de Labé ne bénéficie toujours pas d’un réseau d’adduction d’eau assuré par la Société des Eaux de Guinée (SEG).
Dans ce contexte difficile, les femmes et les enfants sont les plus touchés, explique Mamadou Alpha Koubia Diallo, journaliste et acteur de la société civile à Koubia.
« Avoir accès à l’eau potable à Koubia demande endurance et courage. Dans cette situation difficile, ce sont les femmes et les enfants qui souffrent le plus. Ceux qui habitent les nouveaux quartiers, notamment le quartier résidentiel et les zones périphériques, sont les plus touchés par cette pénurie d’eau. Le peu de forages existants n’est pas suffisant, ce qui explique l’affluence, surtout le matin et le soir, avec parfois des bagarres aux heures de pointe.
En attendant la mise en place d’un réseau d’adduction d’eau pour la ville, certains citoyens font recours à des puits traditionnels, souvent insalubres. Nous appelons donc vivement à la réalisation d’un projet d’adduction à Koubia. En attendant, les habitants continuent de nourrir l’espoir qu’une mission de la SEG viendra bientôt entamer les travaux », a témoigné Mamadou Alpha Koubia Diallo.
Toutefois, un projet national de la SEG visant trois villes du pays, dont Koubia, est en perspective, selon Zogbelemou Sylvain Kovani, directeur régional de la SEG à Labé.
« Effectivement, un projet d’adduction d’eau est en cours. Trois villes sont concernées : Beyla, Koubia et une troisième dont je ne me souviens pas du nom. Ce sont les trois seules villes qui ne sont pas encore couvertes par le réseau de la SEG », a-t-il précisé.
En attendant la mise en œuvre effective de ce projet, les citoyens de Koubia devront encore faire preuve de patience.
