Mamadi Doumbouya a été élu président de la République de Guinée pour un mandat de sept ans.
Cette élection intervient après quatre années de transition qu’il a lui-même dirigée à la suite du coup d’État du 5 septembre 202a ayant renversé Alpha Condé.
Pour Abdoulaye Kourouma, candidat malheureux à ce scrutin, la confiance renouvelée au président élu doit désormais se traduire par une gouvernance plus rigoureuse. Le président du Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD) estime que la gestion de la chose publique durant la transition a été entachée par des pratiques de corruption, appelant ainsi à un changement de méthode.
S’exprimant à propos du discours du chef de l’État à la nation, Abdoulaye Kourouma met l’accent sur la notion de rigueur, qu’il juge essentielle pour relever les défis à venir.
« Le mot que je retiens le plus dans son discours, c’est la rigueur. Nous devons lutter contre la corruption et gérer le pays avec rigueur. Tout n’a pas été rose en matière de gestion. Beaucoup pensent qu’avoir une responsabilité leur donne droit à tout. La rigueur a quelque peu manqué pendant la transition. Aujourd’hui, la situation est encore plus exigeante, car les partenaires techniques et financiers ont des principes différents en période normale qu’en période transitoire. Pour moi, le vrai travail commence maintenant et il doit se faire avec beaucoup de rigueur », a-t-il déclaré.
