Des prestataires venus des antennes de Conakry et de l’intérieur du pays ont manifesté mardi 4 août 2026 devant la direction de l’agence de la Société Electricité de Guinée ( EDG) de Matam.
Ces manifestants dénoncent le non-respect de leurs revendications et une exploitation de la part de leur cabinet de recrutement. La mobilisation a créé de vives tensions au sein de l’entreprise.

Selon Daouda Condé, porte-parole du mouvement, certains agents travaillent pour EDG depuis 7 ans, d’autres depuis 4 ou 2 ans.
« Nous demandons notre embauche directe. Le 1er août 2023, nous avons signé avec le cabinet Trust Africa. Le 4 août 2026, EDG nous a convoqués pour la signature de CDI. Mais le cabinet nous a présenté le même contrat : salaires stagnants, pas de classification, aucun avantage. Nous l’avons refusé », explique-t-il.
Il s’interroge aussi sur le recrutement en cours de 450 personnes par EDG.
« Qu’est-ce qui empêche de titulariser ceux qui sont là depuis des années ? Ceux qui ont permis de mobiliser plus de 200 milliards 107 millions FG et d’assurer la crédibilité de l’entreprise sur le terrain ? », lance-t-il.
Les manifestants appellent le président de la République et le Premier ministre à intervenir.
« Ce sont des pères et mères de famille qui souffrent. De Conakry à Yomou, nous touchons tous 1 600 000 FG sans distinction, sans congés ni classification. Nous exigeons notre intégration directe à EDG », réclament-ils.
Même colère chez Rabiatou Baldé, gestionnaire technico-commerciale à l’agence de Madina.

« On nous a convoqués pour signer un CDI. Sur place, on nous a remis le même contrat du cabinet Trust Africa. Frustration totale. Trop c’est trop, il y a eu trop de promesses non tenues », regrette-t-elle.
Elle rappelle l’implication des agents : « Nous mouillons le maillot. Chaque fin de mois, l’objectif collectif de 200 milliards nous est fixé et souvent dépassé. Sous la pluie comme sous le soleil, nous travaillons jusqu’à des heures tardives. Nous ne réclamons pas l’indiscipline, juste une revalorisation de nos conditions de vie », conclut-elle.
