Le porte-parole des déguerpis de Kaporo-rail, Kipé 2 et Dimesse a réagi aux rumeurs faisant état d’un litige autour des 16.000 Hectares octroyés par le gouvernement de la transition aux victimes à Wonkifong.
Selon Mamadou Samba Sow, il y aura toujours des détracteurs du pouvoir en place qui essayeront de remettre en cause des décisions même si cela n’en vaut pas la peine.
Les déguerpis de Kaporo-rail ont reçu des mains des autorités, des titres fonciers du domaine de Wonkifon, dans la préfecture de Coyah. Ce geste des autorités va soulager ces victimes du régime Condé en 2019 qui ont vu leurs bâtiments démolis et terrains retournés dans le portefeuille de l’Etat.
Cependant, le domaine en question ferait objet de litige entre ceux qui se réclament propriétaires et le pouvoir en place, a-t-on appris. Mais pour le porte-parole de ces victimes ce débat ne les engage pas.
« Vous savez qu’il y a une sorte de spéculation foncière qui ne dit pas son nom en Guinée. Je ne suis pas au courant de cela. Ce qui reste clair, c’est que l’État, dans le cadre du programme qu’on a créé Vision 2040, dispose de 16 000 hectares du côté de Wonkifong. Maintenant, s’il y a d’autres petits soucis, cela ne nous regarde pas. C’est entre l’État et ceux qui parlent ainsi. Nous, ce que nous savons, nous suivons un processus. Le reste, c’est à l’État de faire ce qu’il a à faire », a-t-il réagi.
Par ailleurs, Mamadou Samba Sow avance que l’Etat a recruté un cabinet pour évaluer les pertes subies en termes de fonciers par chaque occupant, et par conséquent, chaque victime sera dédommagée en fonction de la superficie du terrain qu’elle avait auparavant :
« Chacun devra, dans ce processus, récupérera ce qu’il a perdu. Donc il y a suffisamment d’espace, les 258 hectares peuvent recevoir tout le monde et celui qui avait 500 mètres carrés recevra ces 500 mètres carrés. Ce sont les conclusions des différentes discussions qui ont eu lieu avec le ministère de l’Habitat », a-t-il rassuré.
