La Directrice générale des élections a réagi ce 30 avril aux critiques formulées par certains acteurs politiques, dont le président d’honneur du Bloc Libéral, visant son institution.
Face aux accusations de Dr Faya Lansana Millimouno, qui reproche à la DGE d’avoir fixé des cautions jugées exorbitantes: « comme s’il s’agissait d’une compétition de dealers », la responsable de l’organe en charge des élections n’a pas caché son indignation.
En réponse, Djénatou Touré a affirmé que ces montants ne sont pas sélectifs :
« On n’est pas là pour nous amuser. Non seulement on ne sait pas qui est candidat, mais on n’a pas la possibilité de réunir les 375 circonscriptions et tous ceux qui veulent être candidats pour discuter d’une caution.
La caution, ce sont les frais de fabrication des bulletins que l’on divise. On estime le nombre de candidats, on gère, et cela nous donne un prorata qui constitue le montant.
Les législatives de 2020, allez-y vérifier, c’était 200 millions pour la liste nationale. La commission avait proposé 500 millions, mais la CENI de l’époque l’a fixé à 200 millions. Les candidatures uninominales, parce qu’à l’époque c’était un seul député par circonscription, étaient à 50 millions.
Donc, dire que l’on fixe des cautions comme si c’était un pays où les leaders sont des narcos, c’est frustrant. Je mesure mes mots quand je dis que comparer les gens à des pratiques de narcos n’est pas gentil. Moi, je n’appartiens à aucun parti politique. Cela concerne les partis politiques. C’est clair. Voilà les dispositions des articles 275 et 276 et l’explication qui s’y rattache », a-t-elle répondu.
