Le président de l’Union des Forces démocratiques de Guinée (UFDG), dissoute par les autorités actuelles s’adresse aux Guinéens. L’adresse à la nation de Cellou Dalein s’inscrit dans le cadre de la célébration du 68e anniversaire de l’Indépendance de la Guinée.
L’ex premier ministre dit à qui veut l’entendre que la nation guinéenne est prise en otage.
« L’oppresseur a changé, mais l’oppression demeure, nourrie et entretenue par de pseudo-libérateurs et de fieffés prédateurs. En ces temps troublés et face à toutes les menaces qui peuplent notre quotidien, naturellement, j’ai une pensée profonde pour notre Nation, aujourd’hui prise en otage », a fustigé le l’homme politique.
Pour l’acteur politique, l’indépendance ne doit pas se réduire à une simple commémoration.
« Notre indépendance est bien davantage qu’un événement inscrit dans notre histoire et voué à des festivités officielles et à des réjouissances populaires. Elle est une promesse de tous les instants qui traverse le temps et engage toutes les générations : celle d’un peuple, maître de son destin, d’un État au service de tous et d’une Nation où la dignité de chaque citoyen est respectée. », souligne Dalein.
Le vice-président de l’international libéral rend tout de même hommage aux pionniers de l’indépendance de la Guinée, aux diplomates, militaires et autres acteurs.
« Nous avons la responsabilité, individuelle et collective, de préserver notre indépendance, de consolider nos acquis démocratiques et de transmettre aux générations qui viennent la culture de la résistance à toute forme d’oppression. »
Dans son discours, Cellou Dalein Diallo se dit attaché à une Guinée où le respect des principes démocratiques vont être un héritage pour l’avenir du pays.
« Nous devons laisser à nos enfants une Guinée où nul ne se verra contraint de renoncer à ses droits pour survivre, nul ne sera forcé de se taire, nul ne sera empêché d’exprimer librement ses convictions, une Guinée où la justice ne sera jamais soumise à la force, où l’exil ne sera pas la rançon de la liberté, où aucune famille ne sera condamnée à vivre dans l’angoisse de ne pas savoir ce qu’est devenu l’un des siens ; enfin, une Guinée où le débat, la contradiction et l’alternance seront considérés comme les respirations naturelles d’une démocratie vivante », formule l’ex premier ministre du régime Conté.
« Cependant, la Guinée sera toujours plus grande que les épreuves qu’elle traverse. Elle sera toujours plus forte que les divisions, plus forte aussi que les renoncements. Elle triomphera de tous ceux qui, à un moment de son histoire, voudront la contraindre à renoncer à ses aspirations à la liberté et à la démocratie. Les Guinéens n’ont jamais renoncé à leurs libertés individuelles et ne renonceront pas davantage à leurs droits de choisir leurs dirigeants », renchérit-il.
Depuis l’exil, Cellou conclut son discours en affirmant qu’il mènera son combat avec des gens qui partagent les mêmes idéologies que lui en faveur de la démocratie.
« En ce 68ᵉ anniversaire de notre indépendance, je réitère solennellement mon engagement et ma détermination à œuvrer sans relâche ni crainte, avec les patriotes de tous les horizons et tous les démocrates du monde, à l’avènement d’une Guinée libre, démocratique, respectueuse de la dignité humaine et de la souveraineté populaire », Peut-on lire dans la déclaration rendue publique ce jeudi 02 octobre 2026.
