Le Front démocratique de Guinée (FRONDEG) a exprimé, ce samedi 25 avril, de vives préoccupations face à ce qu’il qualifie d’irrégularités graves dans le processus électoral en cours.
Dans une déclaration rendue publique à son siège, à Lambanyi, le parti s’est insurgé contre le rejet de ses candidatures dans plusieurs circonscriptions à travers le pays.
Selon le président du FRONDEG, aucune de ses listes n’a été retenue dans des localités telles que Tombolia, Sanoyah, Manéah, Matam, Ratoma, Kouriah, Lambanyi, Kankan, Siguiri, Kintinian, Boké, Sangaredi ou encore Tamita, dans la préfecture de Boffa.
Le parti affirme n’avoir reçu ni notification officielle ni justification conforme aux dispositions du code électoral, dénonçant ainsi une violation des règles encadrant le processus.
La formation politique fait également état d’autres dysfonctionnements, notamment la fixation jugée unilatérale des cautions électorales, ainsi que le refus d’encaissement de ces cautions par les services compétents dans certaines circonscriptions. À cela s’ajoutent des contestations liées à l’application des règles d’inéligibilité.
Face à ces irrégularités, le FRONDEG annonce avoir saisi les juridictions compétentes pour contester ces décisions.
Le parti prévient que sans correction rapide des irrégularités constatées, il pourrait se retirer du processus électoral.
« Le FRONDEG se réserve le droit de tirer toutes les conséquences politiques qui s’imposent, y compris son retrait du processus électoral », indique Abdoulaye Yéro Baldé.
Le parti invite les autorités à garantir la transparence, l’égalité de traitement des candidats et le respect des règles en vigueur, conditions qu’il juge essentielles à la crédibilité du scrutin prévu le 31 mai.
