L’Administration guinéenne est souvent au centre de plusieurs réclamations. Après le cas des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry, une autre réclamation vient d’être dévoilée.
Le Collectif des Contractuels Temporaires de Guinée (CCTG) dénonce à son tour, la précarité dans laquelle ses membres vivent depuis plusieurs années au sein de l’administration publique.
Réunis ce samedi 31 octobre 2026 à la Bourse du Travail de Conakry, ces contractuels temporaires ont rendu public une déclaration dans laquelle, ils exposent leurs situations salariales alors qu’ils seraient reconnus par l’Etat.
Selon la coordination nationale du collectif, certains contractuels servent l’État depuis 5, 10, voire 15 ans, tout en percevant un salaire mensuel de 550 000 francs guinéens, sans prime, indemnité, couverture sanitaire ni autres avantages sociaux.
Le collectif affirme que ses membres sont enrôlés et recensés dans le Fichier unique de gestion administrative et de la solde (FUGAS). Malgré cela, ils attendent toujours, selon eux, la régularisation de leur situation administrative.
Les contractuels temporaires réclament ainsi la transformation de leur statut en celui de fonctionnaires de l’État.
« Nous ne demandons pas la charité. Nous demandons la reconnaissance des services rendus à la nation et le respect des engagements pris en faveur de la jeunesse », a déclaré Thierno Bailo DIALLO, leur coordinateur.
Le collectif indique avoir adressé plusieurs demandes d’audience à différentes autorités, notamment au ministère de la Fonction publique, à la Primature et à la Présidence de l’Assemblée nationale, sans obtenir de réponse, selon ses responsables.
Face à cette situation, le CCTG interpelle directement le président de la République, Mamadi Doumbouya, afin qu’une solution soit trouvée à leur situation.
« Comment comprendre qu’un jeune cadre puisse servir l’Administration publique pendant plus de dix ans avec un salaire de 550 000 GNF et rester exclu de la régularisation de sa situation administrative ? », s’interroge le collectif.
Les contractuels temporaires disent rester ouverts au dialogue et avoir saisi la CNTG, le CNDS et le REJEL pour accompagner leurs démarches.
Tout en se disant mobilisés, unis et pacifiques, ils demandent aux autorités de mettre fin à ce qu’ils qualifient de plusieurs années de précarité, à travers la régularisation de leur statut au sein de l’administration publique.
