Des vidéos montrant des violences sexuelles commises contre des mineurs dans la préfecture de Mandiana. Ces vidéos circulent sur les réseaux sociaux.
Le Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités est monté au créneau ce mercredi 22 juillet 2026.
Dans un communiqué, le MFFS qualifie ces actes de « violation grave des droits de l’enfant » et « d’atteinte à la dignité humaine ».
Le département rappelle que ces crimes sont sévèrement réprimés par les lois de la République de Guinée. Le ministère condamne également le fait d’enregistrer et de partager ces images : « Ces pratiques aggravent le traumatisme des victimes et compromettent leur reconstruction », peut-on lire.
D’après le communiqué, l’alerte a été donnée dès le mois d’avril. Les services de sécurité ont réagi rapidement : « Les auteurs présumés ont été interpellés et mis à la disposition de la justice », précise le ministère.
Sur le volet humanitaire, un accompagnement psychologique, médical et social a été lancé. Les survivantes sont actuellement prises en charge au Centre d’autonomisation des femmes de Mandiana. L’objectif : assurer leur réinsertion sociale et économique.
Le ministère tire la sonnette d’alarme face aux discours de culpabilisation des victimes qui circulent en ligne : « Le viol est un crime. Aucune considération d’ordre social, culturel ou communautaire, pas plus qu’aucun arrangement à l’amiable, ne saurait faire obstacle à l’application de la loi », martèle le communiqué.
Le MFFS appelle les citoyens à la vigilance : Signaler tout cas de violence à l’OPROGEM, au Service de protection des personnes vulnérables ou aux services sociaux : « Ne pas diffuser les vidéos sous peine de complicité. Protéger la dignité des survivantes »
Renforcement de la lutte contre les violences
Conformément aux orientations du Président Mamadi Doumbouya, le ministère annonce le renforcement des actions de sensibilisation, de prévention et de protection des enfants et des femmes sur tout le territoire.
