Une tempête accompagnée d’un vent s’est abattue dans la nuit de mardi à ce mercredi 17 juin 2026 sur le quartier Abattoir, situé dans la commune urbaine de Kindia.
Le phénomène a décapité les toitures de nombreuses habitations, laissant plusieurs familles sans abri.
Sur place, on aperçoit : des tôles emportées, maisons éventrées, biens matériels détruits par la pluie.
Mariama Traoré, dont la maison a été gravement touchée, revient sur les moments de panique.
« Hier soir, après la prière de 19 heures, nous étions à la maison lorsque nous avons vu le vent commencer à souffler fortement. J’étais en train de me laver pendant que ma grand-mère et mon enfant dormaient déjà. Soudain, les tôles ont commencé à être arrachées par la violence du vent. Nous avons passé la nuit chez les voisins. Aujourd’hui, nous ne savons pas quoi faire, car nous n’avons pas les moyens de remplacer les tôles. Nous lançons un appel à l’État et aux personnes de bonne volonté afin qu’ils nous viennent en aide. Nous traversons une situation très difficile », témoigne-t-elle.

Un autre père de famille renchérit: « Tout a commencé par un vent extrêmement violent qui a déraciné et renversé certains arbres. J’ai immédiatement compris que la situation pouvait devenir grave. J’ai alors rassemblé toute la famille à l’intérieur de la maison et nous avons fermé les portes. Quelques instants plus tard, nous avons remarqué que le plafond commençait à laisser passer l’eau. J’ai compris que les tôles avaient été emportées. En sortant vérifier, j’ai constaté que la toiture avait disparu. Les lits, les matelas, les fauteuils ainsi que nos provisions ont été complètement mouillés. Nous avions stocké des vivres pour l’hivernage, mais aujourd’hui tout est perdu », explique Mohamed Lamine Diallo.
Cet autre habitant alerte.
« Nous avons passé toute la nuit à la belle étoile. C’est la première fois que nous vivons une telle situation. Les dégâts sont énormes. Nous sollicitons l’aide du gouvernement et de toutes les personnes de bonne volonté afin qu’ils nous viennent en aide. Nous avons tout perdu, même nos sacs de riz ont été mouillés », confie Mamadama Millimono
