Trois femmes ont comparu, ce mardi 31 mars 2026, devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de Kindia, dans deux affaires distinctes liées à des menaces de mort et à des faits d’homosexualité féminine.
Une situation qui a fortement attiré l’attention dans la ville des agrumes.
Dans une salle d’audience plaine àcraquer, le premier dossier examiné portait sur des menaces. Une plainte avait été déposée par MT contre KN. Selon les explications fournies à la barre, les deux femmes entretenaient des relations conflictuelles, chacune ayant été en relation avec une même personne identifiée sous les initiales GN, également une femme.
À l’issue des débats, KN a été reconnue coupable et condamnée à six mois d’emprisonnement avec sursis.
La seconde affaire concerne des faits d’homosexualité féminine. Les nommées GN et MT ont comparu devant le tribunal. Si MT est restée peu bavarde, se limitant à solliciter la clémence de la juridiction, GN a, quant à elle, apporté des précisions sur leur relation.
Elle a expliqué que celle-ci a débuté en 2025, ajoutant qu’elles sont toutes deux étudiantes dans le domaine de la santé et vivaient ensemble.
« Nous sommes ensemble et, pour la relation intime, on le fait avec la langue », a déclaré GN à la barre.
Au terme de ses réquisitions, le procureur de la République près le TPI de Kindia a requis une peine de dix mois d’emprisonnement avec sursis contre chacune des prévenues. Le ministère public estime qu’une telle sanction pourrait les amener à changer de comportement.
Dans son verdict, le président du tribunal, Ousmane Sylla, a rappelé la gravité des faits au regard de l’article 274 du Code pénal. Les deux prévenues ont été déclarées coupables d’homosexualité et condamnées chacune à huit mois d’emprisonnement avec sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 500 000 francs guinéens.
