Ce débat pour soigner une presse à l’agonie est bien plus qu’une démarche normale, c’est une logique absolue. Il faut le faire parce qu’il nous faut une presse responsable et indépendante. Mais les circonstances ne permettent pas un débat prometteur d’espoir.
Au lieu de parler d’avenir, il faut tenter de sauver ce métier qui perd son sens du jour au lendemain.Journalisme en période transitoire ne doit pas être une communication déguisée en information.Le travail du journaliste consiste en la collecte, au traitement et à la diffusion des informations d’intérêt public.
Alors que pour la plupart des acteurs membres de la Haute autorité de la communication et des ministres guinéens, le journalisme c’est bien de faire la promotion du pays. J’ai tout simplement envie de dire que ce n’est cela le travail du journaliste. Il est différent de la communication.Quand on veut parler de l’avenir d’une presse il faut s’assurer que celle-ci se porte bien.
On peut pas soigner un malade sans connaitre de quoi souffre t-il. C’est une peine perdue !On ne peut pas inventer une nouvelle forme de journalisme. Adaptons nous à l’évolution du monde. Respectons la liberté de la presse.Ne dit-on pas que l’essence d’une DÉMOCRATIE SAINE c’est la liberté d’expression.La dégringolade lors du classement de Reporters sans frontières est l’illustration parfaite d’un journalisme défaillant à cause des pressions du pouvoir EXÉCUTIF.
Au président de la Haute autorité de la communication, aux présidents des associations de presse, aux syndicats des journalistes et aux journalistes, n’acceptons pas de «tuer» les valeurs de cette presse acquises par un combat rude fait par nos devanciers.Invitons tous les grands journalistes, invitons tous les meilleurs avocats et magistrats. Faisons des débats, des panels et des recommandations.
Trouvons toutes les belles expressions possibles pour chasser les «intrus» et parlons de l’avenir autant de fois que nous voulons, si les principes de liberté d’expression ne sont pas responsables, les médias n’auront aucun avenir.
Pendant que nous parlons de l’avenir des médias guinéens, des radios sont fermées, des sites sont suspendus et des journalistes sont contraints de quitter le pays.Comment peut-on espérer un lendemain meilleur si le présent que nous vivons est marqué par des actions liberticides ?