L’élection de Mamadi Doumbouya à la présidence de la République pour un mandat de sept ans pourrait prolonger l’exil de Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et leader de l’Alliance nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD).
En cause, son dossier judiciaire et ses prises de position critiques vis-à-vis du régime en place ne sont pas en sa faveur, a déclaré le président du CADRE dans un entretien accordé à Guineesouverain.com.
Pour Daniel Kolié, président du Congrès africain pour la démocratie et le Renouveau (CADRE), l’évolution du contexte politique en Guinée devrait amener le leader de l’ANAD à faire preuve de réalisme.
« S’il y a éventuellement un acteur qui conteste ou qui pense contester l’élection du président de la République, ce ne peut être que Cellou Dalein Diallo. Or, il n’a même pas participé au scrutin. Son parti n’a pas respecté les critères d’évaluation des partis politiques mis en place par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation », a-t-il déclaré.
Selon lui, ces éléments affaiblissent toute tentative de remise en cause de la légitimité du scrutin. Daniel Kolié souligne également la reconnaissance internationale du processus électoral.
Dans ce contexte, le président du parti CADRE appelle à un changement d’attitude au sein de l’opposition, en particulier du président de l’ANAD.
« Cette nouvelle étape doit être une opportunité pour inviter Cellou Dalein Diallo à s’inscrire dans une dynamique de rassemblement et de réconciliation, afin que la Guinée puisse connaître un développement harmonieux au cours des sept prochaines années », a-t-il conclu.
