Un mois après l’éboulement du dépotoir de Dar Es Salam qui avait fait 35 morts, dont 17 ressortissants sierra-léonais, les survivants relogés par l’Agence Nationale de Gestion des Urgences et Catastrophes Humanitaires (ANGUCH) ont reçu l’ordre de libérer les lieux où ils avaient été recasés.
Selon les confrères du site Avenirguinee.org, des responsables de l’ANGUCH se sont rendus dans la nuit du mardi 22 septembre 2026 à l’école publique de Dixinn Centre et à l’école privée Belle Vue Tito pour ordonner aux familles de libérer les lieux avant ce samedi 26 septembre 2026. En cause, la rentrée des classes prévue le 5 octobre prochain.
Une décision qui plonge ces familles dans une impasse totale, alors qu’elles affirment n’avoir reçu aucune indemnisation à ce jour.
“Depuis l’éboulement, une partie d’entre nous réside dans une école à Dixinn et d’autres sont à l’école privée Belle Vue Tito. On nous a informés que nous devions libérer les lieux avant samedi. Pourtant, nous n’avons nulle part où aller. J’avais construit à Dar Es Salam une grande maison où nous vivions tous, mais elle a été détruite par les autorités. À ce jour, nous n’avons rien reçu, pas même de quoi payer une caution pour une nouvelle location”, affirme une victime de cette catastrophe au micro de Avenirguinee.
Ce sinistré déguerpi, dénonce également une prise en charge à deux vitesses.
“À la veille de l’inhumation des victimes, les proches des personnes décédées ont reçu chacun 10 millions de francs guinéens pour l’organisation des sacrifices. En revanche, ceux dont les maisons ont été détruites n’ont pas perçu un seul franc. Curieusement, les ressortissants sierra-léonais concernés ont été entièrement indemnisés, tandis que nous, les Guinéens, n’avons rien reçu jusqu’à présent.”
Puis, il sollicite l’implication du Chef de l’État : “Nous interpellons le président de la République, le Général de corps d’armée Mamadi Doumbouya, afin qu’il nous vienne en aide. Nous ne savons pas où aller. Les enfants doivent reprendre le chemin de l’école, mais la situation est extrêmement inquiétante pour nous”, a laissé ce père de famille.
Voulant en savoir davantage, le directeur général de l’ANGUCH, a décliné toute déclaration détaillée : “Pour le moment, une équipe est à l’œuvre sur le terrain et un communiqué de presse officiel sera publié sous peu” a déclaré Lanceï Touré.
