Le Syndicat national autonome de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (SNAESURS) n’a finalement pas observé son mot d’ordre de grève qui était prévu ce lundi à l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) de Kountia.
Cette décision fait suite à une médiation conduite par l’inspecteur général du Travail, laquelle a permis de faciliter le décaissement des salaires des enseignants de l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de Kountia.
Malgré cette issue favorable, Mohamed Soumaoro ne cache pas ses préoccupations. Le secrétaire administratif du bureau exécutif du SNAESURS appelle le gouvernement à revoir le mécanisme de paiement des salaires, notamment le recours systématique au virement bancaire, dont les procédures sont jugées lourdes et contraignantes, surtout en situation d’urgence.
Selon le syndicat, la problématique du décaissement dépasse largement le cadre de l’ISIC.
« La question du décaissement ne concerne pas uniquement l’ISIC. C’est une mesure gouvernementale qui remet en cause l’autonomie des institutions d’enseignement supérieur. Le mode de décaissement est lourd, fatigue les financiers et freine le fonctionnement normal des institutions », explique-t-il.
Le SNAESURS indique avoir attiré l’attention de la délégation ministérielle sur cette situation. Tout en se définissant comme un partenaire du gouvernement, le syndicat insiste sur la nécessité d’un dialogue franc.
« En tant que syndicat partenaire du gouvernement, nous défendons le travail. Mais lorsqu’une mesure nuit au bon fonctionnement des institutions, nous devons en discuter afin de préserver leur autonomie financière et administrative », a sollicité Mohamed Soumaoro au micro de guineesouverain.com.
