Les conseillers signataires du mémorandum contre la gestion de l’équipe hiérarchique de la délégation spéciale de la commune urbaine de Kissidougou, doivent encore patienter avant de connaître l’issue leurs revendications.
Au sortir d’une réunion avec le préfet Charles Kolipé Lamah ce mercredi, 27 août, il a été demandé aux grévistes de sursoir au processus jusqu’à la fin du référendum du 21 septembre prochain.
«Ce mercredi, nous avons été chez le préfet et la parole a été donnée à notre doyen N’faly. Nous avons dit au préfet de s’en tenir à ce qui est inscrit dans le mémorandum. Si nous devons tenir la session, il faudrait d’abord que la situation soit claire. A cet effet, on ne tiendra pas de session. Hier nuit, le préfet a appelé un des conseillers pour nous dire qu’il a besoin de nous. Donc ce matin, nous étions là-bas mais ce qui nous a beaucoup surpris et mis à l’aise, c’est lorsque le préfet a pris la parole pour nous dire de surseoir à nos revendications, d’attendre juste après le référendum», explique Kemo Bombo Kourouma.
Si c’est conseillers ont accepté cette méditation du préfet Kolipé, cependant un autre fait a suscité de l’inquiétude chez eux, qu’ils jugent ”flou”.
«Il a dit qu’il n’accordera aucune parole aux conseillers. C’est lui le chef et c’est lui qui a le dernier mot. Et, il a levé la séance. Pour nous, cet acte nous fait croire que le préfet a une main louche derrière cette situation. Sinon, ça fait la sixième fois que nous partons vers ce préfet pour qu’il trouve solution à ce problème. Mais, on a compris que le préfet en sait quelque chose dans cette affaire», a estimé Kemo Bombo Kourouma, un des conseillers frondeurs de la délégation spéciale de Kissidougou.
