Le président guinéen a pris la parole ce mercredi, 23 septembre 2026 à la 81è assemblée générale des Nations Unies, à New York, aux États-Unis.
Mamadi Doumbouya a d’abord exprimé un sentiment de fierté, mais aussi d’humilité de représenter la Guinée à cette tribune, au nom du peuple avant de clarifier sa participation à cette rencontre internationale.
Le Chef de l’État guinéen retrouve la tribune des Nations Unies, trois ans après son dernier passage. Lors de sa prise de parole devant ses pairs, M. Doumbouya est revenu sur quelques passages de son précédent discours tenu sur le même lieu : « Depuis cette même tribune, j’avais tenu, avec la franchise que mon pays et notre continent doivent à ce monde, un discours de vérité. J’avais dit que le modèle de gouvernance importé, sans adaptation, sur notre continent, peinait à porter les fruits attendus par nos populations. Je le maintiens.»
President de la transition d’alors, Mamadi Doumbouya revient cette à la même tribune en tant que chef de l’État. Le dirigeant guinéen affirme que les choses ont évolué conformément à sa vision.
«Je reviens aujourd’hui devant vous dans un esprit différent. Non pour dénoncer, mais pour partager quelques éléments factuels, avec le respect dû à cette assemblée, du chemin que la Republique de Guinée a choisi de tracer et des résultats que ce choix a produits.»
Pour M. Doumbouya , la République de Guinée s’est dotée d’une nouvelle Constitution. Non pas une Constitution calquée sur un modèle extérieur, mais une Loi fondamentale façonnée par le peuple guinéen lui-même, discutée, amendée et adoptée par voie référendaire, à l’image de sa propre histoire et de sa propre diversité.
«Cette Constitution introduit des innovations profondes en faveur du vivre-ensemble : une représentation renforcée de nos terroirs et de nos communautés, des garanties nouvelles pour l’alternance de gouvernance participative, et une reconnaissance affirmée de notre pluralité linguistique, religieuse et culturelle comme fondement de l’unité sacrée nationale plutôt que comme facteur de division.
Sur le fondement de cette Constitution, la République de Guinée a organisé l’intégralité de son cycle électoral direct présidentielle, législatives, locales, et l’installation de toutes les institutions qui en découlent financée à cent pour cent par le Trésor guinéen.»
Poursuivant, le Chef de l’État guinéen affirme que :« Je le dis avec une fierté légitime devant cette Assemblée : aucun de ces scrutins, sur toute l’étendue de notre territoire, n’a connu d’incident significatif, de la part d’aucun des acteurs du processus électoral. C’est la preuve, Mesdames et Messieurs, qu’un pays africain peut organiser, seul, sur ses propres ressources, des élections crédibles, apaisées et acceptées de tous.»
