Ce mercredi 11 mars, des femmes de la localité de Töron Banankô, relevant de la sous-préfecture de Sabadou Baranama, ont battu le pavé.

Elles ont dénoncé l’envahissement de leurs terres agricoles par des troupeaux en provenance du Mali. Ces mères de famille ont protesté également l’arrestation de trois citoyens dans cette affaire.
Du village, au siège de la préfecture de Kankan, ces femmes manifestantes ont marché à moitié nues, pour se faire voix.
«Nous ne voulons plus de troupeaux étrangers chez nous qui ont transformé nos champs en pâturages. Nous réclamons également la libération de nos époux, arrêtés injustement», a affirmé une manifestante.
Selon ces habitants, le sous-préfet et cinq autres personnes sont responsables de cette transhumance des animaux étrangers dans leurs champs. Ils accusent ces derniers d’avoir fait une proposition de 30 millions pour accepter l’entrée des vaches, qu’ils ont refusé. Mais, ceux-ci ont utilisé la force qui a occasionné ces désagréments.
À l’issue de plusieurs heures de pourparlers, un accord a été trouvé. La loi portant l’interdiction de la transhumance dans la zones agricoles des habitants et la relaxation des trois personnes interpellées, étaient les dessous ce protocole.

«Ils ont sollicité la mise à disposition de certains de leurs citoyens interpellés dans le cadre de la transhumance, mais aussi l’exécution de l’arrêté conjoint, l’exécution de la décision relative à la réglementation de la transhumance dans leur zone.
Une résolution est trouvée et toutes les parties sont contentes et satisfaites», a déclaré Marwane Baldé, procureur général près la cour d’Appel de Kankan.
