Des manifestations violentes secouent l’enclave espagnole de Ceuta depuis jeudi 27 août.
Les habitants dénoncent des problèmes de sécurité, et demandent le départ des migrants arrivés lors de la crise du 30 et 31 juillet.
Des heurts ont eu lieu sur une plage où campent des migrants, dont des effets personnels ont été incendiés, rapportent nos confrères de France 24, avant de préciser qu’un « soldat a été blessé lorsqu’un véhicule militaire a été attaqué à coups de pierres par environ 70 migrants, dont 12 Marocains qui ont été arrêtés. »
Citant une source proche de l’enquête, nos confrères de l’AFP affirment que deux autres marocains ont été arrêtés jeudi également après avoir agressé un agent de la garde civile.
Le ministre espagnol de l’Intérieur a réagi vendredi. Il a appelé au calme devant le Congrès à Madrid :
« La violence n’est pas la solution pour résoudre un problème aussi complexe », a déclaré Fernando Grande-Marlaska.
Le président du gouvernement local de Ceuta, Juan Vivas, s’est aussi exprimé vendredi. Il a rejeté : « avec la plus grande fermeté » toute forme de violence. Il a toutefois jugé les manifestations « légitimes et pleinement justifiées ».
Des dizaines de milliers de migrants avaient forcé l’accès à Ceuta depuis le Maroc fin juillet. La plupart sont repartis depuis. Une partie reste dans l’enclave : 5 000 personnes selon le gouvernement central et 10 000 selon les autorités locales.
