Les secours ont extrait ce jeudi les corps d’au moins 392 victimes de la coulée de boue et de débris qui a englouti plusieurs localités à la frontière du Népal et du Tibet mercredi soir, apprend-on de nos confères de France 24. La même source parle de plus de 1 400 personnes encore introuvables.
Les opérations de recherche se poursuivent dans des conditions particulièrement difficiles. La saison des pluies rend plusieurs axes routiers impraticables, le seul moyen d’y accéder est l’hélicoptère. Selon un des témoins contactés par la rédaction des Observteurs de France 24 :
« Je suis à Katmandou, mais ma femme est toujours là-bas, et je n’ai pas de nouvelles d’elle. Actuellement, les communications sont très difficiles, car il n’y a pas d’électricité dans la zone, pas de réseau… En plus, il est impossible de se rendre là-bas car les routes sont impraticables pour le moment.
Donc je vais essayer d’affréter un hélicoptère pour aller récupérer ma femme et les personnes que je connais qui sont restées sur place, pour les aider et les transférer ailleurs, demain ou après-demain, mais ça va coûter cher », témoigne Dawa Tamang, un Népalais actuellement réfugié à Katmandou
Tashi Sandu Tamang, gérant d’un hôtel dans la localité de Khangjim, dit avoir perdu des proches dans le drame.
« Je suis actuellement à l’hôtel, et je vais bien, mais j’ai perdu 9 à 10 personnes de ma famille en raison de la crue. Elles vivaient près de la frontière avec la Chine. Le réseau téléphonique et le réseau Internet fonctionnent très mal, mais ça fonctionne parfois. C’est comme ça que j’ai eu les informations. »
