Un drame s’est produit dans la soirée du mercredi 26 août 2026 au quartier Sanoyah Dispensaire, dans la commune du même nom.
Un jeune homme a perdu la vie à l’intérieur d’une pharmacie, quelques minutes après avoir acheté et pris des médicaments pour des douleurs abdominales.
Les faits sont survenus aux environs de 20h. Aussitôt informés, les autorités et le service de la protection civile se sont rendus sur les lieux pour les dispositions nécessaires.
Rahim Baldé, responsable du conseil de quartier Sanoyah-Rails, témoigne.
“Le gars est venu, c’est un jeune, dans les 29 ans à peu près. Il a garé sa moto ici. C’est un habitué de la pharmacie. Il est rentré et il a demandé aux pharmaciens : ‘je veux de l’amoxicilline et du paracétamol’, mais sans être muni d’une ordonnance. Alors il était au comptoir.
Le pharmacien lui a donné. Mais comme il se plaignait beaucoup, il avait des douleurs, il a demandé au pharmacien de lui passer un peu d’eau pour prendre le produit, ce qui fut fait. Dès qu’il a pris, il a commencé à avoir des vertiges.
Il a appelé à l’aide le pharmacien qui l’a assisté. Ce dernier l’a accompagné jusqu’à une chaise à côté de son comptoir et l’a fait asseoir. Entre-temps, il est décédé”, soutient-il.
Sous le choc, le père du défunt revient sur les circonstances dans lesquelles il a appris le décès de Mohamed. “C’est vers 19h50 que j’ai reçu un appel me demandant de venir à la pharmacie vers KM36. Alors je suis venu. J’ai trouvé le chef de quartier, le chef de secteur, tous réunis. Ils m’ont fait savoir que mon fils était venu acheter des médicaments à la pharmacie, mais il est tombé et est décédé, qu’ils ont été informés par le pharmacien”, dit-il.
Âgé de 29 ans, Mohamed Camara était titulaire d’un diplôme universitaire. Sans emploi, il se débrouillait en faisant du taxi-moto pour subvenir à ses besoins.
Selon son père, rien ne laissait présager ce drame : ‘‘lla terminé ses études l’année dernière. Parfois il sort faire le taxi-moto. C’est avec lui que nous avons passé la journée ensemble. Il ne se plaignait de rien”, soutient M. Camara.
