Le phénomène commence à prendre de l’ampleur, et devient de plus en plus préoccupant pour les habitants de la commune de Lambanyi.
Après le quartier Nongö, où des citoyens restent sans réponse face à l’apparition de fissures sur leurs habitations, la même inquiétude gagne désormais Soumabossia, au carrefour Séboula, dans la commune de Lambanyi.
Sur place, le constat : plusieurs immeubles présentent des fissures visibles. Dans certaines boutiques, les carreaux sont brisés, tandis que des terrasses sont lézardées. Une situation qui suscite incompréhension et inquiétude au sein de la population.
Une propriétaire de l’un des immeubles fissurés, nous a confié dans l’anonymat que ces dégradations seraient liées à la multiplication des forages dans leur quartier.
« Cela fait longtemps que nous constatons ces fissures sur nos bâtiments. Plusieurs habitations du quartier sont touchées. Un voisin dont le bâtiment est touché est venu me dire qu’il pensait à un tremblement de terre. Mais lorsque le chef de quartier est venu avec des experts, ils ont dit que ce n’est pas un tremblement. Ils nous ont dit que ces fissures seraient plutôt dues aux nombreux forages réalisés dans la zone », a raconté la dame, que nous avons rencontré à l’étage.
Selon elle, le quartier compte à présent plus de vingt forages, avec d’autres en cours de réalisation.
« Vous imaginez, il y a vingt-cinq forages dans le quartier. Quelqu’un est entrain de faire un autre », a-t-elle ajouté.
Dans cette partie de la banlieue de Conakry, ces bâtiments fissurés attirent désormais la curiosité. Des riverains et visiteurs viennent constater les dégâts et continuer leurs chemins.
Face à cette situation, cette résidente ne veut pas jouer la victime. Elle veut faire face à cette réalité malgré ses moyens.
« Je ne veux pas paraître comme la pauvre dame. D’ailleurs d’autres ont déjà réparé leurs maisons. Je vais aussi me débrouiller pour mon bâtiment », a conclu la dame.
En attendant des explications plus approfondies des autorités ou d’experts, les habitants de Soumabossia comme ceux de Nongö, vivent dans l’inquiétude.
