Les dernières nouvelles
Le ministre de l'Energie guinéen demande de ne pas avoir peur des dettes

Laye Sékou Camara, ministre de l’Energie: « Il ne faut pas avoir peur des dettes »

Un conseiller du Conseil national de la transition a exprimé ses inquiétudes face aux dettes contractées par la Guinée à travers cette institution. Il a attiré l’attention des membres du gouvernement présents, mardi 14 avril à l’hémicycle, lors d’une séance plénière.

Selon lui, depuis qu’ils (les conseillers nationaux) siègent au sein de cette institution, une centaine de projets ont été ratifiés, mais peu sont visibles sur le terrain en termes de réalisation. Il estime que ces prêts, s’ils sont mal utilisés, pourraient engager les générations futures.

Cette remarque a interpellé les autorités. Visiblement touché, alors qu’il venait de soumettre un accord de prêt pour examen et validation, le ministre de l’Énergie a répondu à cette inquiétude. Laye Sékou Camara encourage plutôt le gouvernement à contracter des prêts pour faire face aux besoins criards des populations, notamment dans son secteur.

Ce membre du gouvernement appelle la représentation nationale à ne pas se leurrer, mais à regarder la réalité en face.

« La dernière fois, lorsque j’étais en Égypte pour rencontrer le ministre égyptien de l’Énergie, il m’a dit qu’il n’y a pas d’audience entre lui et le président sur les questions énergétiques. Que budget est directement géré par la présidence, parce que chez eux, l’énergie est une priorité pour les populations », a-t-il déclaré.

Toutefois, il souhaite que les montants alloués soient effectivement orientés vers les besoins pour lesquels ils ont été décaissés.

« Il ne faut pas avoir peur des dettes. Tant que la production n’est pas au rendez-vous, la demande ne fait qu’augmenter. Le pays a changé. Lorsque vous empruntez la route de Kindia à Conakry, elle est bitumée jusqu’à Kindia, voire jusqu’à Mamou. Cela montre que le pays est en train de se développer.
Et si le pays se développe, cela implique des besoins en énergie. Le programme Simandou ne peut pas être mis en œuvre sans énergie, et cette énergie nécessite des investissements. C’est pourquoi j’ai dit au Premier ministre qu’il ne faut pas avoir peur de la dette. Ce qui est problématique, ce n’est pas la dette en elle-même, mais sa mauvaise utilisation. Si nous contractons des dettes, c’est pour réaliser des projets. Nous devons continuer à le faire tant que nous ne disposerons pas d’une énergie suffisante pour tous. Imaginez : une ville comme Kankan, censée être la deuxième du pays, n’est alimentée en électricité que six heures par jour. Nous sommes indépendants depuis plus de 60 ans, et pourtant certaines grandes villes continuent de fonctionner ainsi. Comment développer une ville qui n’est alimentée que six heures par jour ? », s’est interrogé le ministre de l’Énergie.

Add your comment

Avis, témoignages et commentaires sont les bienvenues. Cette page est pour vous.
Nous vous prions d'être courtois.
N'envoyez pas de message ayant un ton agressif ou insultant.
Pas de messages répétitifs, ou de hors sujets.
Attaques personnelles. Vous pouvez critiquer une idée, mais pas d'attaques personnelles SVP. Ceci inclut tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée, sexuel ou en violation avec la loi. Ces messages seront supprimés.
Pas de publicité. Ce forum n'est pas un espace publicitaire gratuit.
Pas de majuscules. Tout message inscrit entièrement en majuscule sera supprimé.

Auteur