Les dernières nouvelles

Hadjaratou Ouattara, leader religieuse sur le front contre les mutilations génitales féminines en Guinée

La lutte contre les mutilations génitales féminines ( MGF) est un combat dur à mener en République de Guinée. Les organisations font face face à des retissantes sur le terrain.


Dans ce combat, l’Association des Leaders Religieux de Guinée (ALERGUI), travaille souvent en synergie avec des ONG dont Tostan Guinée.

Mme Hadjaratou Ouattara, membre de Alergui est revenue sur la mission de son organisation lors d’une interview accordée à notre rédaction. Entre sensibilisations de porte-à-porte, promesses d’abandon obtenues auprès de certaines familles, et difficultés face à une pratique ancestrale, cette religieuse lance un appel à l’État et aux volontaires pour amplifier le combat contre l’excision.

Au cœur de l’action d’ALERGUI, les équipes de terrain vont directement à la rencontre des familles. Objectif : expliquer les dangers de l’excision pour la santé des femmes et des filles.

« On part dans les familles pour expliquer le danger de l’excision sur les femmes », confie Mme Ouattara.

Elle insiste sur la constance de l’engagement : « Jusqu’à présent, on mène la lutte. Et on sait que ça ne va pas être facile, mais on va y arriver, Inch’Allah. »

Le travail de sensibilisation se heurte à une réalité tenace. L’excision est une pratique qui existe depuis des décennies, transmise de génération en génération. Résultats: certains parents refusent d’écouter, d’autres doutent du discours de ceux qui sensibilisent.

« Parfois, tu vas dans des familles, ils ne t’écoutent pas. D’autres même ne te croient pas. Parce que, c’est quelque chose qui existait bien avant nous », déplore-t-elle.

Elle le dit clairement, ce combat ne se gagnera pas du jour au lendemain. Malgré les obstacles, ALERGUI enregistre des avancées. Le dialogue direct porte ses fruits dans certaines familles.

« D’autres nous ont promis qu’ils vont abandonner. Parce que quand on a parlé. On a été convaincants », se réjouit Mme Ouattara. Pour elle, chaque promesse obtenue est une victoire qui justifie de poursuivre le combat.

Cette activiste de la lutte contre les mutilations génitales, lance un appel aux autorités et aux familles. Au nom de toutes les femmes excisées qui ont souffert de complications, elle demande l’arrêt immédiat de la pratique.

« On a besoin de l’accompagnement de l’État et de personnes volontaires pour nous aider dans notre lutte. Vraiment, j’appelle à l’aide. À toutes les familles, de stopper. Parce que cela a un impact direct sur la santé des femmes. On doit stopper ça », sollicite Mme Ouattara.

Déterminée, ALERGUI ne compte pas limiter son action à la capitale. L’organisation veut organiser des déplacements vers d’autres villes du pays pour intensifier la sensibilisation.

« On veut faire des déplacements pour partir dans les autres villes aussi. Parce que vraiment ça pèse beaucoup sur les filles et les inconvénients sont plus élevés que les bénéfices. Ce n’est pas seulement en Guinée ici,m. Mais comme on se trouve ici, on fait notre lutte ici. On veut que le monde nous entende », espère notre interlocutrice.

Add your comment

Avis, témoignages et commentaires sont les bienvenues. Cette page est pour vous.
Nous vous prions d'être courtois.
N'envoyez pas de message ayant un ton agressif ou insultant.
Pas de messages répétitifs, ou de hors sujets.
Attaques personnelles. Vous pouvez critiquer une idée, mais pas d'attaques personnelles SVP. Ceci inclut tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée, sexuel ou en violation avec la loi. Ces messages seront supprimés.
Pas de publicité. Ce forum n'est pas un espace publicitaire gratuit.
Pas de majuscules. Tout message inscrit entièrement en majuscule sera supprimé.

Auteur