Les dernières nouvelles
Les déguerpis de Dar-Es-Salam dorme déhors

Drame de Dar-es-Salam : les déguerpis dénoncent un délai court et sollicitent un recasement

Les machines sont entrées en action ce mercredi, 26 août 2026 pour libérer les alentours du dépotoir de la décharge Dar-es-Salam. Après l’éboulement, les autorités ont sommé les riverains de la décharge de libérer les lieux. La mesure s’inscrit dans le cadre des travaux de transfert de la décharge d’ordures afin de prévenir d’éventuels incidents.

Avec un préavis de 72 heures et sans proposition de relogement, les habitants déguerpis expriment leur incompréhension et leur détresse.

Plusieurs maisons marquées, des familles surprises et sans solution. Mamadou Djouma Diallo, habitant déguerpi : “Aujourd’hui, nous ne sommes pas là pour la joie. Nous sommes attristés. L’État nous a surpris. On ne s’y attendait pas. Ce matin, nous avons trouvé plus de 73 à 100 bâtiments cochés. C’est très inquiétant. Où allons-nous partir ? C’est ici que nous sommes nés et que nous avons grandi. Nos affaires sont dehors et nous ne savons pas où aller.   L’État doit nous venir au secours. Les gens ont libéré les lieux dans les 72 heures parce que nous respectons la loi. Mais les autorités doivent aussi respecter nos droits. Il y a des personnes âgées de plus de 80 ans. Avec la saison pluvieuse, c’est très risqué de déguerpir une population comme ça.’’

Saran Kouyaté et de nombreuses familles se retrouvent le long des rails sans abris avec leurs bagages. Cette mère de famille trouve le délai cour et inhumain.

“Après le drame de dimanche dernier, ils sont venus nous donner 72h pour quitter les lieux mais sans nous indiquer où aller. Au moins s’ils nous montraient un site, on aurait compris. La maison que tu as construite, où veux-tu partir en 72h ?   Tout le monde n’a pas construit. Imaginez toutes ces personnes à la belle étoile, le long des rails, c’est dangereux. Nous ne nous réjouissons pas du décès de notre prochain. Ce qui est arrivé, c’est la volonté de Dieu. Nous demandons aux autorités de nous aider à trouver des abris’’, a-t-elle sollicité.

Déguerpis à la place de la décharge, l’inquiétude des habitants face aux loyers reste une préoccupation.

“Lors de sa visite, le Premier ministre nous avait promis d’enlever complètement cette décharge. Mais aujourd’hui, ce sont les habitants du quartier qui sont obligés de quitter ce lieu à la place de la décharge”, a déploré Facinet Camara. 

Puis, il renchérit : ‘’C’est ici que nous menons nos activités. Tout le monde connaît la cherté des loyers en Guinée. Il n’y a pas de logements sociaux pour nous. Je suis obligé d’appeler le fondateur d’une école pour entreposer mes bagages dans une classe. Et dans un mois, c’est la rentrée des classes. Comment faire ? Moi seul je peux me débrouiller, mais avec toute une famille, où peut-on aller ?’’

Les déguerpis appellent l’État à prendre des mesures d’accompagnement urgentes avant le démarrage des travaux de transfert de la décharge de Dar-es-Salam.

Add your comment

Avis, témoignages et commentaires sont les bienvenues. Cette page est pour vous.
Nous vous prions d'être courtois.
N'envoyez pas de message ayant un ton agressif ou insultant.
Pas de messages répétitifs, ou de hors sujets.
Attaques personnelles. Vous pouvez critiquer une idée, mais pas d'attaques personnelles SVP. Ceci inclut tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée, sexuel ou en violation avec la loi. Ces messages seront supprimés.
Pas de publicité. Ce forum n'est pas un espace publicitaire gratuit.
Pas de majuscules. Tout message inscrit entièrement en majuscule sera supprimé.

Auteur