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Fumée toxique de la décharge de Dar-Es-Salam : « À partir de 13 heures, on ne peut plus rester dans le quartier », alerte une riveraine

À D’ar-es-salam, quartier abritant la principale décharge de Conakry, vivre est devenu un défi quotidien pour les habitants.

La fumée toxique qui se dégage en permanence de cette immense immondice oblige régulièrement les riverains à abandonner leurs maisons, exposant enfants et adultes à de graves problèmes respiratoires.

Hawa Idoussou Soumah, habitante de Dar-Es-Salam

Hawa Idoussou Soumah, résidente de la zone, décrit une situation devenue insoutenable. Selon dame Hawa Idoussou Soumah, si l’État n’est pas en mesure de déplacer immédiatement la décharge, il pourrait au moins mettre fin à l’acheminement des ordures vers ce site et identifier un autre endroit plus approprié. « Le dépotoir est au centre-ville de Conakry, ce n’est pas normal », déplore-t-elle, estimant que la localisation actuelle constitue une menace directe pour la santé publique.

La pollution ne touche pas uniquement D’ar-es-salam. Trois communes sont concernées : Ratoma, Gbessia et Matam. La fumée, parfois dense, s’étend jusqu’à l’autoroute. « Il y a des enfants malades, des adultes malades. Nous sommes tous malades. Parfois ce sont des maladies de poumon, le rhume, la toux, … Et à l’hôpital, les médicaments sont chers. On n’a pas les moyens et le peu qu’on gagne, c’est pour nos soins », affirme cette dame.

Dans le quartier, la journée devient invivable après la mi-journée. La fumée, mêlée aux odeurs nauséabondes, à la poussière et aux déchets, rend l’air irrespirable et force certains habitants à quitter temporairement leurs habitations. « On peut rester jusqu’à midi, mais à partir de 13 heures, on ne peut plus rester dans le quartier », explique Hawa Idoussou Soumah.

La souffrance se poursuit toute l’année, indépendamment des saisons. En période pluvieuse, les odeurs sont particulièrement difficiles à supporter. En saison sèche, la fumée et la poussière dominent. « Nos enfants sont malades, nous sommes malades, les mamans sont malades », insiste-t-elle.

Pourtant, lors d’une visite sur ce site en 2025, le Premier ministre Bah Oury avait donné des instructions visant à arrêter le transport des ordures vers cette décharge. Une décision qui, selon les riverains, reste lettre morte. « Jusqu’à présent, ce n’est pas arrêté. Les ordures continuent de venir matin, midi, soir et même la nuit », dénonce la résidente.

Les habitants de D’ar-es-salam placent désormais leur dernier espoir à une intervention directe du président de la République,Mamadi Doumbouya. Ils demandent le déplacement de la décharge et une solution durable à une crise environnementale et sanitaire qui n’a que trop duré.

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