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Double scrutin du 31 mai : sept partis politiques rejettent les résultats programmés par la DGE et exigent le recomptage des voix

Les contestations issues du double scrutin législatif et communal du 31 mai 2026 continuent d’alimenter les débats. Alors que la Direction générale des élections a déposé les résultats provisoires à la Cour suprême, sept formations politiques dénoncent de graves irrégularités et estiment avoir été privées de voix qui leur reviendraient légitimement.

Face à la presse ce vendredi 12 juin 2026, ces partis ont rejeté les résultats provisoires publiés par l’organe de gestion des élections. Ils demandent à la Cour suprême, déjà saisie à travers plusieurs recours individuels, de rétablir ce qu’ils considèrent comme la vérité des urnes ou, à défaut, d’annuler le scrutin.

Voici le contenu de la déclaration lue au nom de ces partis politiques par Diabaty DORÉ, leader du Rassemblement Pour la République :

Nous, partis politiques signataires :RPR, NFD, MND, ‘UNG, I’UDIR
NIC et UPR, avons pris acte de la publication, par la Direction Générale des Élections, des résultats provisoires du double scrutin législatif et communal du 31 mai 2026.
Tout en réaffirmant notre attachement indéfectible aux principes
démocratiques, à la paix sociale et à la stabilité de notre pays dans cette phase cruciale de sortie de transition,nos formations politiques largement implanté dans le pays qui tiennent à exprimer collectivement leurs plus profondes préoccupations face à ce qui s’apparente à une véritable confiscation de la volonté populaire selon les éléments ci-dessous:

  1. L’épreuve des faits : L’absurdité des chiffres de la DGE face aux PV réels.
    Les données publiées ne sont qu’un échantillon dérisoire d’un système
    de falsification globale. Les quelques exemples que nous vous présentons aujourd’hui démontrent l’incohérence absolue de la fiction mathématique proclamée par la DGE.
    Le cas de l’UDIR : Le parti est officiellement crédité de 1 001 voix sur l’ensemble du territoire national. Pourtant, à lui seul, le Procès-Verbal officiel et signé de la centralisation de Tintioulen (Kankan) attribue 2 366 voix à l’UDIR. Comment un score dans une seule localité peut-il être le ouble du total national officiel ?
    Le cas du RPR : Crédité d’à peine 1002 voix au niveau national, alors que la seule commune urbaine de N’zérékoré donne un score réel et rérifiable de 1 711 voix en sa faveur sur PV. La simple compilation de quelques localités sécurisées par ses délégués à (Koumandou, Friguigbé, Foumbadou, Gbessia, Kouankan) cumule déjà 6 971 voix, soit près de sept fois le score national qui lui a été attribué par la DGE.
    Ces chifres ne sont que lillustration d’une fraude systémique. Au cours de cette conférence, plusieurs leaders ici présents prendront la parole pour exposer les cas particuliers et aberrants qui touchent leurs propres formations.
  2. Des anomalies statistiques inédites et des violations flagrantes du Code Électoral.
    Nos directions techniques ont relevé des faits d’une invraisemblance statistique absolue à l’échelle d’une élection nationale : des listes concurrentes se voient attribuer, dans plusieurs circonscriptions exactement le même nombre de voix au chiffre près. Une telle symétrie est mathématiquement impossible dans un vote libre.
    De plus, l’écart abyssal et artificiel créé entre le dernier parti représenté crédité de plus de 65 000 voix et nos formations politiques, brutalement plafonnées autour de la barre dérisoire des 1 000 voix, démontre une volonté manifeste d’exclure nos forces politiques de la future représentation nationale et de fausser le calcul du quotient électoral national.
    Cette situation découle directement du mépris des règles du code électoral :

Violation de l’Article 82 : L’obligation d’afficher immédiatement les résultats à l’extérieur des bureaux de vote a été massivement transgressée (notamment à Kénendédans Dubréka, Korbonya et dans la sous-préfecture de Fatako etc ).
Violation des Articles 83, 85 et 86 : Le droit de regard et de signature
contradictoire des PV globaux par nos délégués a été délibérément bafoué dans la plupart des circonscriptions électorales

  1. La preuve du flagrant délit: Des résultats proclamés pendant que l’on comptait encore.
    L’exemple formel rapporté par M. Ibrahima Kaba, Président de la NIC ici présent, met à nu la méthode de la DGE. Dans la commune de Labé (au Fouta) et dans celle de Guékédou (en Guinée Forestière), alors même que ses délégués siégeaient activement au sein des Commissions Administratives de Centralisation des Votes (CACV) et procédaient encore physiquement à la compilation contradictoire des données quelle ne fut pas leur stupéfaction de voir la Directrice Générale de la DGE proclamer en direct à la télévision nationale les prétendus résultats provisoires !
    Comment peut-on annoncer sur les antennes nationales des chiffres
    définitifs issus de circonscriptions dont les travaux de vérification et de
    dépouillement sont encore en cours sur le terrain ? Ce fait matériel indiscutable prouve que les résultats publiés par la DGE n’émanent pas des urnes: ils étaient pré-rédigés.
  2. Un acharnement administratif prévisible : L’historique des faits.
    Pour comprendre la situation actuelle, il faut rappeler que notre présence même sur les bulletins de vote a été le fruit d’une bataille acharnée. Nos formations politiques avaient toutes été injustement et arbitrairement recalées par la DGE lors de la validation initiale des dossiers de candidature. Il a fallu que nous fassions bloc et que nous introduisions un premier recours devant la Cour Suprême pour que notre droit constitutionnel à participer à cette élection soit reconnu et validé.
    Aujourd’hui, force est de constater que la DGE semble avoir poursuivi sa logique d’exclusion : elle semble avoir attribué arbitrairement les sièges de la future Assemblée à ceux qu’elle a choisis en coulisses, décidant que nos formations politiques n’auraient droit à rien, faisant fi du vote réel du peuple.
  3. Notre espoir : La rigueur de la Cour Suprême.
    Face à cette forfaiture, nous refusons d’opposer la violence à l’injustice.
    C’est pourquoi nous avons individuellement formalisé nos recours
    devant la haute juridiction de notre pays
    Nous fondons notre espoir sur la rigueur, l’indépendance et la dignité de la Cour Suprême. Nous attendons d’elle qu’elle examine les pièces irréfutables que nous lui avons soumises et qu’elle dise le droit, tout le droit.
    Deux issues républicaines s’imposent désormais :
    Le rétablissement strict et transparent de la vérité des urnes par la réintégration de nos voix réelles à travers à un recomptage des voix réellement sorties des urnes avec les PV signés et affichés.
    Ou, si l’administration électorale s’avère incapable de produire les preuves de sa traçabilité, l’annulation pure et simple de cette mascarade électorale afin d’organiser un nouveau scrutin libre, consensuel et credible.
    C’est à ce prix, et à ce prix seul, que nous redonneront sa grandeur à la Guinée, que nous rendrons fier le peuple guinéen et que nous restaurerons la crédibilité de nos institutions aux yeux du monde entier.
  4. Appel au calme et à la vigilance
    Nous appelons l’ensemble de nos militants, sympathisants et tous les citoyens guinéens épris de justice à demeurer calmes, sereins et respectueux des institutions de la République.

SD Demba 666185011

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