En prélude aux campagnes pour les élections législatives et communales, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a défini des règles applicables aux médias et aux candidats.
Boubacar Yacine Diallo souhaite que les réseaux sociaux n’influencent pas ce processus.
Lors d’une rencontre tenue ce samedi 11 avril avec les responsables de médias, l’organe de régulation a exprimé ses préoccupations concernant l’usage des réseaux sociaux par les acteurs politiques.
« On a une autre préoccupation, c’est le numérique, les réseaux sociaux, parce que dans la Constitution, les réseaux sociaux, le numérique a été reversé au compte de la commission de régulation de l’audiovisuel et de la communication. Donc, par dérogation, nous avons écrit une directive pour réguler les réseaux sociaux pendant la campagne », a indiqué le président de la HAC.
Boubacar Yacine Diallo a précisé le champ d’application de cette mesure : « Quand nous parlons de réseaux sociaux par rapport à la campagne, ce sont les pages et les chaînes qui décident d’intégrer la campagne. Dans ces conditions, ils sont soumis à la directive. »
Selon le président de la HAC, les comptes qui ne participent pas à la campagne ne sont pas concernés. « Mais dès que la page et la chaîne d’un candidat décident d’interférer dans la campagne, dans ce cas, elles tombent sous le coup de la directive. Cette directive a été adoptée hier par le Conseil et elle vous parviendra », a-t-il prévenu.
La HAC indique que cette directive s’applique à tous les utilisateurs impliqués dans la campagne. « Elle vaut pour n’importe quel citoyen ou n’importe quel candidat qui veut utiliser ses pages personnelles pour intégrer la campagne. Dès qu’il l’intègre, on l’assimile à un média pendant la campagne. Mais tant qu’il n’interfère pas dans la campagne, nous ne la régulons pas.
S’il y a des journalistes parmi vous qui sont candidats ou qui soutiennent ouvertement des candidats, vous ne devez pas travailler comme journaliste pendant toute la campagne dans vos organes », a précisé M. Diallo.
