À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le bras de fer se poursuit entre les autorités et l’intersyndicale de l’Éducation nationale. Le SNE, la FSPE et le SLECG ont brandi ce lundi 21 septembre la menace d’un boycott de la rentrée, notamment autour de la situation des enseignants contractuels.
Les autorités annoncent l’ouverture d’un concours de recrutement direct de 6 000 nouveaux enseignants.
« Le Ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique informe le public qu’il organise, au titre de l’année 2026, un concours de recrutement direct sur poste de six mille (6 000) nouveaux enseignants pour le compte du Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle », déclare le ministère dans un communiqué parvenu à guinesouverain.com.
Le ministère indique également la prise en compte du protocole d’accord du 3 janvier signé avec les structures syndicales.
« Le processus prendra également en compte les engagements du protocole d’accord signé le 03 janvier entre le gouvernement et les centrales syndicales de l’éducation », peut-on lire toujours dans le communiqué.
Le concours est ouvert exclusivement à deux catégories de candidats indique t-il dans la note. « Les enseignants contractuels non retenus lors du dernier recrutement et les autres contractuels en situation de classe y compris ceux de Conakry, les diplômés des établissements de formations agréés notamment, les Écoles Normales des Instituteurs et équivalent (ENI). Et l’Institut Supérieur des Sciences de l’Éducation de Guinée (ISSEG) et équivalent. »
Pour les candidats titulaires d’un diplôme de Maîtrise ou de Master, de Licence (LMD) de l’ISSEG, le communiqué ouvre les profils dans plusieurs disciplines.
« Mathématiques, Physique, Chimie, Biologie, Géologie, Français, Histoire, Géographie, Philosophie, Anglais, Économie, Langue Arabe, Éducation Civique et Morale et Théologie. »
Le ministère précise toutefois qu’une attention particulière sera accordée à la polyvalence pédagogique pour les candidats relevant des hiérarchies A1 et A2.
« À ce titre, la capacité dûment établie à enseigner au moins deux matières ou disciplines, dans le respect des qualifications requises et des normes pédagogiques en vigueur, constituera un atout dans l’appréciation des candidatures. »
Pour la hiérarchie B1 et B2, le concours est ouvert aux candidats titulaires de diplômes en enseignement général, enseignement franco-arabe, enseignement franco-arabe, préscolaire, éducation Physique et Sports.
Le département de Faya Bourouno est revenu les détails des pièces à fournir : « une demande manuscrite adressée à monsieur le Ministre en charge de la Fonction Publique, avec précision du profil, du poste d’affectation et du centre de concours, une copie du diplôme ou attestation de fin d’études, une copie d’extrait d’acte de naissance numérique, une photo d’identité récente, un certificat de résidence datant de moins de trois (3) mois, une attestation de service, dûment signée par le chef de l’établissement pour les contractuels en situation de classe. »
Pour éviter toute confusion, le ministère fixe l’âge minimal à 18 ans pour tous les candidats. L’âge maximal est fixé à 40 ans pour les candidats titulaires des diplômes des Écoles normales des instituteurs (ENI) ou d’un diplôme équivalent. Pour les candidats titulaires des diplômes de l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG) ou d’un diplôme équivalent, il est porté à 45 ans.
Les inscriptions s’effectuent en ligne à travers le concours.gov.gn et ont débuté ce 21 septembre et se poursuivront jusqu’au 11 octobre 2026.
Les frais de traitement des dossiers sont fixés à 100 000 francs guinéens, non remboursables. Par ailleurs, une exception est prévue : « Toutefois, les enseignants contractuels non retenus lors du dernier recrutement sont exemptés du paiement des frais d’inscription », rassure le département.
Le communiqué prévoit aussi une possibilité pour les candidats résidant à l’intérieur : « Toutefois, les candidats résidant dans ces localités sont autorisés à postuler dans l’une des autres préfectures de leur choix. »
Le ministère affirme que ce processus de recrutement sera encadré par des principes non négociables.
« Le Ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique rappelle que ce recrutement se déroulera dans le strict respect des principes d’égalité de chances, de transparence, de mérite et d’équité », écrit le ministre Faya Francois Bourouno.
Soucieux des enjeux de ce concours, le ministre appelle les candidats au respect des dispositions annoncées : « Le Ministre sait compter sur le sens de responsabilité, de civisme et d’engagement patriotique de tous les candidats pour le respect scrupuleux des dispositions du présent communiqué », a écrit le ministre Bourouno
Le ministère souligne que le certificat de nationalité guinéenne, le certificat médical et le casier judiciaire seront exigés aux candidats après leur admission.
