Des individus armés non identifiés se sont introduits dans une concession familiale située à Kouria, dans la préfecture de Coyah. L’attaque s’est produite dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre 2026, aux environs de 2 heures du matin.
Ls assaillants, au nombre de sept et tous armés, ont réussi à maîtriser les occupants de la maison avant de repartir avec une importante somme d’argent, estimée à plus de 12 millions de francs guinéens.
De retour à Labé, l’une des victimes de cette attaque revient sur les circonstances du braquage : « Je dirais Alhamdoulillah, je suis bien rentré à Labé. L’attaque a eu lieu à Kouriah, aux environs de 2 heures ou 3 heures du matin. Ils sont venus défoncer les portes avant d’entrer. Il y avait une vieille dame à l’intérieur de la maison. C’est elle qui a fait du bruit, et nous sommes sortis. À notre sortie, ils nous ont neutralisés et attachés. Ils m’ont pointé un fusil au niveau de la poitrine et un autre au niveau du front. Ils m’ont demandé de l’argent. Comme j’avais 500 000 francs guinéens en poche, je leur ai remis cette somme. Ensuite, je leur ai dit que mon sac se trouvait dans la chambre. Ils sont allés récupérer l’argent qui s’y trouvait également. Au total, ils ont réussi à emporter plus de 12 millions de francs guinéens. Certains d’entre eux voulaient nous tuer, mais ils n’étaient pas d’accord entre eux.
Ils nous ont demandé où se trouvait la ferme. Je leur ai répondu que j’étais étranger ici et que je ne connaissais pas les lieux. Je leur ai également expliqué que le propriétaire de la ferme était parti au village à la suite d’un décès.
Donc, c’est l’argent qui était en ma possession qui a, en quelque sorte, sauvé nos vies. Cette somme était destinée à acheter de la marchandise pour l’envoyer à Labé », a-t-il expliqué.
Poursuivant son témoignage, la victime décrit l’apparence des présumés bandits ainsi que le déroulement de l’attaque : « J’ai vu au total sept personnes, toutes armées. Elles portaient des survêtements semblables à ceux portés par nos forces de défense et de sécurité. Ces individus étaient munis de PMAK et de pistolets.
Nous étions deux hommes dans la maison, ainsi que des femmes, parmi lesquelles une vieille dame. Ils nous ont tous attachés, sauf la vieille dame. À leur départ, ils nous ont laissés dehors et ont demandé à la vieille de fermer la maison.
Ils nous ont attachés à l’aide de ruban adhésif et nous ont même bâillonnés pour nous empêcher de crier. Ils ne nous ont pas blessés, mais moi, ils m’ont frappé au niveau des côtes avec un fusil ça me fait mal. L’autre personne a reçu un coup à la tête et a dû être transportée à l’hôpital. L’attaque n’a duré qu’environ vingt minutes. Lorsqu’ils sont arrivés, ils m’ont demandé où se trouvait la deuxième ferme. Je leur ai répondu que je ne savais pas, que j’étais étranger ici. Ils m’ont ensuite demandé d’où je venais. J’ai répondu : “Labé”. L’un d’eux a dit qu’il fallait nous tirer dessus, mais les autres s’y sont opposés. Je demande aux autorités de renforcer la sécurité et de mieux protéger la population. Pour ma part, je m’en remets à Dieu », a-t-il ajouté.
