Depuis plusieurs jours, l’approvisionnement en gaz butane connaît des difficultés dans la commune urbaine de Labé. Plusieurs points de vente sont actuellement confrontés à une rupture de stock, une situation qui inquiète aussi bien les vendeurs que les consommateurs.
Pour mieux comprendre les raisons de cette pénurie, nous avons rencontré plusieurs vendeurs de gaz, qui ont confirmé la rupture.
Interrogé, Mamadou Saliou Diallo, vendeur de gaz, confirme la situation :
« C’est effectif il y’a une rupture du gaz. Nous sommes allés voir nos fournisseurs de gaz et nous leur avons demandé s’ils en avaient. Ils nous ont dit qu’actuellement, il n’y en a pas, surtout à Labé. Ils nous ont précisé que dès que le gaz arriverait, ils allaient nous informer. Mais jusqu’à présent, ils ne nous ont pas encore informés, et cela fait des semaines maintenant.
Ils ne nous ont rien dit sur les raisons de cette rupture. Mais je pense que le problème se situe au niveau de l’approvisionnement. Ils ne nous ont pas communiqué les difficultés. Actuellement, il n’y a pas de gaz. Même ce matin, je suis reparti au dépôt, mais il n’y en avait toujours pas », explique-t-il.
Selon ce vendeur, son stock est désormais totalement épuisé. Il affirme avoir constaté une hausse importante du prix dans certains points de vente :
« Actuellement, tout le stock que j’avais est épuisé. Même aujourd’hui, un client est venu me demander s’il y avait du gaz. Je lui ai dit que je n’en avais pas. Il est ensuite allé dans un dépôt et m’a dit qu’il en avait trouvé, mais à un prix très élevé, à 85 000 francs guinéens, alors que le prix habituel est de 60 000 francs. À ce prix-là, moi, je ne peux pas acheter pour revendre.
Ce que nous demandons aux autorités, c’est de nous aider davantage. Puisqu’elles nous ont demandé d’abandonner progressivement le charbon et le bois, elles doivent également fournir des efforts pour que nous puissions avoir suffisamment de gaz.
Il faut aussi faciliter l’accès aux bouteilles vides, car il est très difficile de s’en procurer. Tout le monde se focalise sur le gaz, mais si nous n’avons pas de bouteilles vides, comment allons-nous avoir du gaz ? C’est vraiment compliqué », ajoute-t-il.
À plusieurs points de vente visités, les vendeurs, même ceux qui n’ont pas souhaité répondre officiellement à nos questions, ont confirmé, hors micro, la rupture de gaz butane. Certains affirment également avoir écoulé leur dernier stock à 85 000 francs guinéens la bouteille.
Pour l’heure, les raisons précises de cette rupture d’approvisionnement restent inconnues. Les consommateurs, eux, sont confrontés à des difficultés pour se procurer ce combustible devenu essentiel dans de nombreux foyers.
