L’Assemblée nationale a tenu ce samedi 31 octobre 2026, une plénière consacrée à l’examen du volet recettes du projet de loi de finances rectificative (LFR) pour l’exercice 2026.
La séance s’est tenue à l’hémicycle, sous la présidence de Docteur Dansa Kourouma, président de l’institution. Des membres du gouvernement Bah Oury, représenté par la ministre du Budget, de l’Économie et des Finances, des représentants du corps diplomatiques et consulaires accrédités en Guinée, des acteurs socio-politiques, etc.
Saisie le 17 octobre dernier par le gouvernement pour examiner ce document, la representtion nationale a répondu à la demande du exécutif.
Selon le rapport présenté par la Commission des affaires économiques et financières, du plan et de la coopération, les recettes budgétaires prévisionnelles sont revues à la hausse. Elles passent de 55 858,10 milliards de francs guinéens dans la loi de finances initiale à 60 064,47 milliards de francs guinéens dans le projet de loi de finances rectificative, soit une augmentation de 4 206,37 milliards de francs guinéens, représentant une progression de 7,53 %.
Cette révision concerne principalement le budget général, dont les recettes sont réévaluées à 57 664,90 milliards de francs guinéens, contre 53 431,86 milliards initialement prévus. Les recettes fiscales devraient notamment atteindre 52 795,68 milliards de francs guinéens, en hausse de 8,39 %.
Le rapport relève également plusieurs ajustements dans les prévisions macroéconomiques, notamment la révision du taux de croissance économique de 9,5 % à 8,6 %, ainsi que celle du taux d’inflation, porté de 3,5 % à 5,2 %. Le déficit budgétaire est, pour sa part, projeté à 2,01 % du PIB, contre 2,07 % dans les prévisions initiales.
Les députés ont également formulé plusieurs recommandations en vue d’améliorer la mobilisation des recettes publiques. Elles portent notamment sur l’élargissement de l’assiette fiscale, la digitalisation des procédures de recouvrement, la révision de certaines exonérations fiscales et le renforcement du contrôle des ressources publiques.
L’examen du volet recettes du projet de loi de finances rectificative intervient dans le cadre de l’ajustement des prévisions budgétaires de l’État aux évolutions économiques et financières enregistrées au cours de l’année 2026.
