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Viol suivi de grossesse à Conakry: une patiente accuse son gynécologue, la défense du médecin nie en bloc

À Conakry, une affaire oppose dame Tady Kourouma à son médecin traitant, le Docteur Ismaël Sylla, qu’elle accuse de viols répétés suivis de grossesse entre 2017 et 2022. Les faits se seraient produits lors d’une consultation médicale.

La plaignante soutient que les faits se seraient produits alors qu’elle était sous l’effet d’anesthésie. Mme Tady affirme avoir pris pleinement conscience de la situation en 2022, après une consultation pour des douleurs abdominales.

« Il m’a fait une injection qui m’a endormie de 18h à 21h. À mon réveil, il m’a dit qu’il n’avait pas pu résister et qu’il avait couché avec moi », soutient elle.

Sous le choc, elle dit avoir quitté la clinique pour informer sa famille. Quelques semaines plus tard, elle découvre une grossesse, conséquence de ces viols.

La dame aurait porté plainte contre son gynécologue devant le tribunal de première instance de Dixinn. Mais en lieu et place d’un jugement, un arrangement à l’amiable lui aurait été proposé pour étouffer l’affaire allant jusqu’à un avortement. Chose qu’elle avait refusé mais par la suite, qui lui avait coûté son foyer. Malgré ses démarches, elle estime que la procédure judiciaire n’a pas abouti.
Aujourd’hui mère d’une fillette âgée d’environ quatre ans, elle affirme avoir décidé de rendre l’affaire publique afin d’obtenir justice.

« Je veux que justice soit faite et que cela n’arrive pas à d’autres femmes », lâche la dame.

Face à ces accusations, le camp du docteur Ismaël Sylla rejette catégoriquement les faits. Son avocat, Maître Facinet Sylla, a déclaré que son client n’a jamais été convoqué devant une juridiction pour des faits de viol.

« À ma connaissance, mon client et moi n’avons jamais reçu de convocation d’une juridiction pour une affaire de viol », a-t-il affirmé.

L’avocat conteste également l’existence d’un arrangement visant à étouffer l’affaire. Selon lui, une procédure est en cours, mais elle concerne des faits de diffamation et d’injures, engagée par le médecin contre la plaignante.

Par ailleurs, il précise que le dossier a été examiné par le juge d’instruction Abdoulaye Pétel Barry, du tribunal de première instance de Dixinn. Une ordonnance de non-lieu partiel et de renvoi a été rendue le 21 mars dernier, ouvrant la voie à un jugement.
Certaines sources évoquent également une possible relation extraconjugale entre les deux parties à l’époque des faits, une hypothèse que la défense dit ne pas cautionner.

L’affaire, désormais portée sur la place publique, pourrait connaître de nouveaux développements devant les juridictions compétentes.

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