L’activiste Abdourahamne Bella Bah est libre depuis vendredi 11 septembre 2026.
L’activiste de la société civile et défenseur des droits de l’homme a recouvré sa liberté après avoir purgé sa peine d’un mois et s’être exécuté du payement de l’amende de 40.000 GNF.
Deux jours après, Bella Bah a exprimé sa reconnaissance à ceux qui l’ont soutenu: ‘‘Je tiens à remercier sincèrement toutes celles et tous ceux qui ont pris le temps de m’adresser un message de compassion, un mot d’encouragement, une prière, ou qui ont apporté leur soutient à mon épouse et à ma famille durant cette période difficile.
A chacun de vous, je dis merci. Votre soutien m’a profondément touché. Je remercie également ceux qui me souhaitent le pire. L’adversité ne nous détruit pas toujours. Souvent, elle nous relève, nous forge et nous apprend à mieux comprendre les hommes et la vie. On ne grandit jamais sans épreuves’’.
L’acteur de la société civil dit avoir beaucoup appris pendant cette période de prison.
«Ce que j’ai vécu m’a surtout conforté dans une conviction : lorsque certaines voix dérangent, lorsqu’elles refusent de se taire et de renoncer à leurs valeurs, elles peuvent faire l’objet de pressions.
Mais la peur ne doit jamais devenir une raison de renoncer à ses convictions. Ces moments permettent de découvrir les visages, de distinguer les sincérités des apparences et de tirer les leçons nécessaires pour continuer à avancer. J’ai également une pensée particulière pour mes codétenus.
Parmi eux se trouvent des hommes et des intellectuels qui, à mes yeux, ont droit à la liberté. Je prie Allah, dans sa Clémence et sa Justice, de faciliter leur libération et d’alléger leurs épreuves. Pour ma part, je resterai fidèle à moi-même, à mes valeurs et à mes convictions. Je continuerai à agir pour l’éducation, à défendre ce en quoi je crois et à contribuer, à mon humble niveau, à l’avenir de notre pays.
Je ne sors pas de cette épreuve affaibli. J’en sors plus lucide, plus déterminé et plus résilient. La Gloire appartient à Allah. Les hommes, eux, ne font que passer», écrit l’activiste.
