Il fait partie des figures qui, de par leur courage et leur attachement indéfectible à la vérité, deviennent des phares pour tout un peuple.
Aujourd’hui, je souhaite rendre hommage à cet homme politique emprisonné injustement pour n’avoir fait que rappeler à Mamadi Doumbouya les engagements pris envers le peuple de Guinée, des engagements de justice sociale, de bonne gouvernance et de respect des droits fondamentaux.
Rappeler des promesses publiques n’est pas un crime, c’est l’exercice même de la citoyenneté et de la responsabilité politique. Aliou Bah, par ses paroles et ses actes, a fait montré une loyauté rare envers les Guinéens. Il a osé questionner, exiger des comptes et défendre l’intérêt général quand tant d’autres préféraient le silence. Son emprisonnement est une blessure pour la démocratie guinéenne, une atteinte à la liberté d’expression et au devoir de contrôle des dirigeants.
Au-delà du combat public, j’ai eu la chance et l’honneur de partager avec lui une épreuve plus intime durant mon séjour à la maison centrale de Conakry . Là, loin des caméras et des discours, Aliou m’a offert bien plus que son amitié. Ses conseils, sa fermeté dans les convictions et sa capacité à garder espoir m’ont profondément marqué. Il m’a rappelé que la dignité ne se mesure pas à la liberté physique, mais à l’intégrité morale, à la constance dans la lutte pour la justice et à la solidarité envers le peuple de Guinée.
À Aliou Bah, je dis merci. Merci pour ton courage civique, pour ton exemple et pour les leçons de résilience que tu m’as donnés. À tous les Guinéens attachés à la liberté et à l’État de droit, je demande que nous fassions entendre nos voix pour que justice soit rendue, que Aliou Bah, Foniké Menguè, Billo Bah, Habib Marouane camara et tous les prisonniers d’opinion recouvrent leur liberté et que la parole critique redevienne protégée et respectée.
