Le drame continue de susciter l’émoi au sein de la famille de Yarie Touré. Alors que le corps de la jeune femme se trouve actuellement à la disposition des autorités, ses parents reviennent sur les circonstances ayant précédé sa mort et interpellent les autorités.
Le père et la mère de la victime livrent des témoignages particulièrement douloureux, mettant notamment en cause Liman Touré, présenté comme un membre de la famille.
Dans un contexte marqué par la douleur et l’attente, Aboubacar Sidiki Touré, père de Yarie Touré, évoque notamment la consommation des stupéfiants par le suspect.
« Je suis le père biologique de Yarie Touré. Mon jeune frère, Liman Touré, est une menace pour toute la famille et le quartier en raison de sa consommation de drogues. Il est venu ici proférer des menaces. Ce jour-là, après une première altercation où il est tombé puis a fui, mon oncle venu de Dixinn est intervenu pour tenir une réunion de conciliation et demander le pardon afin d’apaiser les tensions. », a-t-il expliqué.
Poursuivant, le père de famille demande une intervention rapide et la protection de sa famille.
« Nous demandons à l’État que justice soit faite pour ma fille. Liman est dangereux. Si les autorités n’interviennent pas, il fera pire, car il m’a directement menacé de mort. Je ne suis pas en sécurité, ma famille n’est pas en sécurité. Nous demandons aux forces de sécurité de nous aider à l’interpeller au plus vite. », a sollicité M Touré, père de la victime
De son côté, Fatoumata Keïta, mère de la défunte, revient elle aussi sur les difficultés qu’elle affirme avoir rencontrées avec Liman Touré avant le décès de sa fille. Elle décrit des menaces et des insultes répétées, malgré les liens familiaux.
« Ce jeune, Liman Touré, venait constamment me menacer. Même quand je lui préparais à manger, il m’insulte. Mais comme il est le frère de mon mari, je ne répondais pas. Aujourd’hui, il a tué ma fille, celle qui m’épaulait au quotidien et prenait en charge la famille. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur son décès et que justice soit rendue », a conclu Fatoumata Touré.
